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Conférences | Les dimanches de l’Algérie

  • 3 July 2022
  • Sunday : 3 juillet de 17h à 19h
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  • Institut du monde arabe : Espace des donateurs (rez-de-chaussée)
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Conférences | Les dimanches de l’Algérie
Conférence en présence de l'artiste Denis Martinez au sein de l'exposition "Algérie mon amour" :  
Un destin algérien
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Conférence du dimanche 3 juillet 2022, de 17h à 19h. Denis MARTINEZ. Un destin algérien. Conférence animée par l’artiste :

- Commentaire des peintures exposées, dont Anzar, le prince berbère de la pluie.

- Projection de 2 vidéos (20’ + 8’) de Dominique Devigne : Aghonja ramène la raison devant chaque porte : création de 7 grandes poupées magiques, inspirées d’un ancien rite berbère Tislit n’anzar (la fiancée de la pluie) et performances déambulatoire à travers plusieurs villes (Aix-en-Provence, Milan, Loriol, Grenoble, Marseille).

Denis MARTINEZ (Algérie, né en 1941)     (D’après Anissa Bouayed)

Né en 1941 en Oranie, Denis Martinez concentre dans les différents prismes de sa création, qui court sur plus de soixante ans, l’histoire artistique de l’Algérie contemporaine, et l’Histoire tout court : issu d’une famille modeste d’origine espagnole, il choisira, après 1962, l’Algérie indépendante comme patrie. Professeur de dessin à l’Ecole des beaux-arts d’Alger dès l’âge de 21 ans, passeur et pédagogue auprès de deux générations de jeunes artistes algériens en formation, il est l’initiateur en 1967, avec Choukri Mesli, du groupe Aouchem (Tatouages en arabe), prônant un art à la fois profondément enraciné dans la tradition algérienne et tout de modernité et de liberté d’expression. Pilier de la vie artistique de la jeune Algérie indépendante, son œuvre est l’objet d’une rétrospective au Musée d'Alger en 1985. Contraint à l’exil en 1994, pendant les années noires, il s’installe à Marseille et enseigne à l’École supérieure d'art d’Aix-en-Provence. L’artiste partage désormais sa vie entre la France et l’Algérie.

L’œuvre de Denis Martinez a pu être rapprochée de celle des surréalistes ou des dadaïstes, l’artiste revendiquant plutôt son goût pour les arts populaires ; mais c’est peut-être le caractère résolument « primitif » qui définirait le mieux son travail, dans sa volonté constante de briser les limites traditionnelles de la peinture. Assemblages, dessins vertigineux de virtuosité, peinture dans tous ses états et sur tous les supports, - de la toile aux murs, de l’intérieur à l’extérieur, sans oublier ses installations et ses fameuses performances. Au fil d’une trajectoire artistique unique, alliant riche vocabulaire formel et trait inimitable, ce promoteur de la polyphonie des arts aura laissé libre court à la déconstruction des codes et à son goût, si rare dans le monde de l’art, pour le travail collectif.

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