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L'IMA lance ses « masques COVID » illustrés par des artistes arabes

L'IMA lance ses « masques COVID » illustrés par des artistes arabes

En partenariat avec la Fondation Kinda (Riyad, Arabie saoudite), l’Institut du monde arabe propose en exclusivité française dans sa librairie-boutique une série limitée de masques, dessinés par six artistes contemporains du monde arabe : Dia Al Azzawi, Mohammed El Shammari, Adel El Siwi, Fatma Lootah, Mohamed Morabiti et Fahad Al Naymah. 

 

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Ces masques grand public, au prix unitaire de 19,90 €, sont confectionnés 100% en coton et lavables.
Les Irakiens Dia Al Azzawi et Mohammed El Shammari, l’Égyptien Adel El Siwi, l’Émirienne Fatma Lootah, le Marocain Mohamed Morabiti et le Saoudien Fahad Al Naymah posent sur le format particulier et en volume du masque leur univers plastique.

Figuratif ou informel, dans une palette en camaïeu ou contrastée, cette édition de masques saura satisfaire les goûts de chacun.

Mohamed Morabiti

Masque "Covid" dessiné par Mohamed Morabiti. © Mohamed Morabiti / IMA Mohamed Morabiti / IMA

Mohamed Morabiti (né en 1968 à Marrakech, Maroc) est un artiste autodidacte qui, au sortir du lycée pour travailler, s’est astreint à un emploi du temps lui permettant d’apprendre la peinture, avant de s’y adonner pleinement. Outre la peinture, il pra que le collage, le dessin et la sculpture ; son style dépouillé traque la vulnérabilité de ce qui l’entoure. En 2008, il effectue un séjour à la Cité internationale des arts, à Paris, puis retourne au Maroc. Il est également un acteur culturel de premier plan, avec la fondation d’un lieu de rencontres culturelles et de résidence d’artistes à Tahannaout, Al Maqam, où il y a son atelier.

Adel El Siwi

Masque "Covid" dessiné par Adel El Siwi. © Adel El Siwi / IMA Adel El Siwi / IMA

Adel El Siwi (né en 1952 à Beheira, Egypte) étudie la médecine au Caire avant de gagner l’Europe puis les États-Unis. De retour dans son pays natal en 1978, il abandonne sa pratique de la psychiatrie pour la peinture, conjuguant l’informel et le figuratif pour dénoncer les injustices. Son art devient plus intimiste dans sa transcription des émotions et des souvenirs, sans pour autant renoncer à la dénonciation de la corruption et de la censure politiques. Il a également traduit en arabe le Traité sur la peinture de Leonard de Vinci.

Dia Al-Azzawi

Masque "Covid" dessiné par Dia Al Azzawi.©  Dia Al Azzawi / IMA Dia Al-Azzawi / IMA

Dia Al-Azzawi (né en 1939 à Bagdad, Iraq) est diplômé en archéologie. Il puise son inspiration dans le répertoire antique mésopotamien et dans la civilisation arabo-islamique pour mieux tendre vers la modernité, et tisser ainsi un lien entre mémoire et actualité. L’Épopée de Gilgamesh, les odes bédouines antéislamiques, la poésie classique arabe et les contes, dont Les Mille et Une Nuits, nour-rissent une œuvre à la palette éclatante, soulignant ce que le monde arabe a apporté à la civilisation universelle. Établi à Londres en 1976, il est un indéfectible soutien à la cause palestinienne.

Mohammed Al-Shammari

Masque "Covid" dessiné par Mohammed Al-Shammari © M. Al-Shammari / IMA Mohammed Al-Shammari / IMA

Mohammed Al-Shammari (né en 1962 à Bagdad, Iraq) vit et travaille à Houston, au Texas. Il pratique la peinture, la photographie, la sérigraphie, la sculpture et l’art du livre. Son œuvre trouve souvent son inspiration dans la littérature, et notamment la poésie soufie de Rûmi, celle du palestinien Mahmoud Darwish ainsi que L'Épopée de Gilgamesh. Il cultive un style nourri par le répertoire formel des arts de l’Islam ; calligraphie et arabesque sont au cœur de ses compositions.

Fahad Al-Naymah

Masque "Covid" dessiné par Fahad Al Naymah © Fahad Al Naymah / IMA Fahad Al-Naymah / IMA

Fahad Al-Naymah (né en 1978 à Riyad, Arabie saoudite) commence sa carrière à l’âge de 20 ans, d’abord avec de simples croquis et dessins représentant la vie dans le désert avec ses dromadaires, moutons, palmiers et Bédouins. Ses portraits de dromadaires, à la frontière de l’abstraction, donnent corps au patrimoine nomade qui demeure prégnant dans l’imaginaire des habitants de la péninsule Arabique. Bien qu’autodidacte, il maîtrise parfaitement les techniques de la peinture.

Fatma Lootah

Masque "Covid" dessiné par Fatma Lootah © Fatma Lootah / IMA Fatma Lootah / IMA

Fatma Lootah (née à Dubai en 1955) étudie à l’Académie des Arts de Bagdad, puis à Washington DC. Elle s’installe en 1984 à Vérone, en Italie. Performances et peinture abstraite sont d’abord ses moyens d’expression avant un retour à la figuration pour célébrer la vie et l’imaginaire des Émirats, recourant à une palette de couleurs vives. Ce dont témoigne sa première exposition monographique à Dubaï en 2009, intitulée « Desert and The People of the Reddish Dune ».

En partenariat avec la Fondation Kinda
Article published on10/09/2020

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