Prix du design 2026 : découvrez les projets finalistes
L’Institut du monde arabe est heureux d'annoncer la sélection des projets finalistes pour chacune des catégories du Prix du design 2026 : Prix du talent émergent, de l’Artisanat contemporain, Prix Impact, Arab Bank Switzerland et Grand Prix.
Projets finalistes pour le prix du Talent émergent
Aseel Othman Alamoudi (née en 1993) est une architecte et artiste saoudienne basée à Djeddah. Elle est titulaire d’un master en architecture du SCI-Arc (Southern California Institute of Architecture). Au cours de ses études supérieures, elle a développé un langage visuel unique qui sert de fondement à ses créations variées. Son expression artistique s’articule autour de la création d’objets à différentes échelles, allant de petites pièces complexes à de grandes structures architecturales.
The Curve et The Dot sont des sièges qui prolongent le langage propre aux aires de jeux. Inspirés par les jointures et les courbes naturelles des formations rocheuses d'AlUla, ils transposent les lignes géologiques en formes douces et ludiques. Bien que conçus comme des espaces de tranquillité, leur utilisation reste ouverte, créant ainsi des moments de transition entre le jeu et le repos, et intégrant ces assises du quotidien au paysage environnant.
Aseel Othman Alamoudi (b.1993) is a Saudi architect and artist based in Jeddah. She holds a Master of Architecture from SCI-Arc (Southern California Institute of Architecture). During her graduate studies, she developed a unique visual design language that serves as the foundation for her diverse creations. Her artistic expression revolves around the creation of objects spanning various scales, ranging from intricate small-scale pieces to large architectural structures.
The Curve and The Dot are seating pieces that extend the language of the playscape. Inspired by the natural seams and curves found in AlUla’s rock formations, they translate geological lines into soft, playful forms. While designed as objects for rest, they remain open-ended in use, and create moments of connection between play and rest, blending everyday seating with the surrounding landscape.
Aya Alkhatib est une architecte et créatrice multidisciplinaire installée aux Émirats arabes unis. Son travail couvre le design de mobilier, la création de produits et d’espaces, sa narration se développe à travers les matériaux, de la mémoire culturelle et de la recherche artisanale. Grâce à des projets tels que Jaddelah, elle explore la manière dont les rituels, les parfums, les ornements voire l’intimité peuvent façonner les objets de design contemporain.
Jaddelah est une cloison pliante qui transforme les rituels des femmes émiraties – tressage, parure, parfum et intimité – en un seuil spatial. Des tresses de coton teintes au nila constituent le corps du paravent, maintenues dans un cadre en bois imprégné d’oud et ponctuées de détails en laiton qui évoquent l’intimité des ornements capillaires.
Aya Alkhatib is an architect and multidisciplinary designer based in the UAE. Her practice spans furniture, product, and spatial design, with a focus on material storytelling, cultural memory, and craft-based research. Through projects such as Jaddelah, she explores how ritual, scent, ornament, and privacy can shape contemporary design objects.
Jaddelah is a folding partition that turns Emirati women’s rituals of braiding, adornment, perfuming, and privacy into a spatial threshold. Nila-dyed cotton braids form the body of the screen, held in an oud-wiped wooden frame, and punctuated with brass details that recall the intimacy of hair adornment.
Othmane Bengebara, né en 1990 à Rabat, est un architecte d’intérieur, designer et artiste conceptuel franco-marocain diplômé de l’École Spéciale d’Architecture à Paris et de la Pontifical Universidad Católica de Rio de Janeiro en 2014. En 2015, il cofonde le New South Collective, une plateforme de recherche dédiée aux pratiques de design innovantes. Il fonde son agence, OBS (Othmane Bengebara Studio), au Maroc en 2020. En parallèle, Othmane enseigne l’architecture à l’Université Mohammed VI Polytechnique depuis 2025, où il partage une vision expérimentale et transdisciplinaire de la pratique, plaçant l’innovation et la transmission au cœur de son travail et son engagement.
Irtah ! est un ottoman issu de Futur Arab Tales, projet de recherche en design explorant les récits, les savoir-faire et les imaginaires du monde arabe. Inspiré des cultures de l’assise basse, il invite au ralentissement face à l’accélération du monde contemporain. Réalisé avec les Ateliers Jouffre Maroc, il associe artisanat, création textile et intelligence artificielle pour imaginer de nouveaux objets pour le monde arabe de demain.
Soutenu par Jouffre Ateliers Créatifs
Othmane Bengebara, born in 1990 in Rabat, is a Franco-Moroccan interior architect, designer and conceptual artist who graduated from the École Spéciale d’Architecture in Paris and the Pontifical Catholic University of Rio de Janeiro in 2014. In 2015, he co-founded the New South Collective, a research platform dedicated to innovative design practices. He established his own practice, OBS (Othmane Bengebara Studio), in Morocco in 2020. Alongside this, Othmane has been teaching architecture at Mohammed VI Polytechnic University since 2025, where he shares an experimental and transdisciplinary vision of the practice, placing innovation and knowledge transfer at the heart of his work and his commitment.
Irtah ! is a ottoman created as part of Futur Arab Tales, a design research project exploring the narratives, craftsmanship, and imaginaries of the Arab world. Inspire by traditions of low seating, it invites us to slow down in response to the acceleration of contemporary life. Developed with Ateliers Jouffre Maroc, it combines craftsmanship, textile creation, and artificial intelligence to imagine new objects for the Arab world of tomorrow.
Supported by Jouffre Ateliers Créatifs
Ahmad Hamad, architecte et designer créatif ayant grandi à Beyrouth, est titulaire d’une licence en architecture de l’Université libano-américaine et d’un master en design d’intérieur obtenu à Milan. En 2014, il a fondé Exposed, un studio de design spécialisé dans la création et l’aménagement d’espaces. Ahmad s’est ensuite lancé dans la fabrication et la sous-traitance en produisant des meubles. Au cours de la dernière décennie, il a conçu de nombreux espaces résidentiels et commerciaux à Beyrouth et également sur les marchés internationaux. Récemment, Ahmad a lancé Eclec, un magasin de meubles à Ashrafieh, à Beyrouth.
Charlize est un meuble-bar sculptural issu de la collection Scarlet d'Eclec, conçu par Ahmad Hamad. Caractérisé par des courbes audacieuses, des volumes arrondis et une forte présence physique, il définit le mobilier comme sculpture fonctionnelle. Grâce à sa fabrication artisanale, ses formes expressives, ses surfaces brillantes et la richesse de ses matériaux, Charlize devient à la fois un objet de collection et un meuble de bar fonctionnel, alliant mystère et fonctionnalité.
Ahmad Hamad, a Beirut-raised architect and creative designer, holds a Bachelor of Architecture from the Lebanese American University and a Master in Interior Design from Milan. In 2014, he founded Exposed a design studio specializing in creating and furnishing spaces. Ahmad expanded into manufacturing and contracting, producing furniture. Over the past decade, he designed numerous residential and commercial properties in Beirut and ventured into international markets. Recently, Ahmad opened Eclec a furniture store in Ashrafieh, Beirut.
Charlize is a sculptural bar piece from the Scarlet Collection by Eclec, designed by Ahmad Hamad. Defined by bold curves, rounded volumes, and a strong physical presence, it explores furniture as functional sculpture. Through handcrafted production, expressive form, glossy surfaces, and material depth, Charlize becomes both a collectible object and a usable bar, balancing mystery, function, and presence.
Ismail Hutet est un designer et directeur artistique libanais basé à Versailles, qui travaille à la croisée de l’architecture, de la scénographie et du design. Son travail explore la manière dont le design peut relier la mémoire, l’émotion et les systèmes contemporains. Blanca Scully est une peintre décoratrice franco-américaine qui travaille entre l’Italie et la France, dont la pratique se lit entre artisanat traditionnel et expression contemporaine. Formée à l’Institut supérieur de peinture Van Der Kelen-Logelain à Bruxelles, elle se spécialise dans le trompe-l’œil et les techniques ornementales, réinterprétant le savoir-faire traditionnel à travers un prisme moderne.
Minara : Pillars of Light est une installation lumineuse modulaire qui explore le dialogue culturel à travers l’architecture. S’inspirant des influences historiques communes au monde arabe et à l’Europe, le projet réinterprète la construction traditionnelle des colonnes ablaq pour en faire un archétype contemporain. Le design traduit les principes de rythme, de répétition et de coexistence structurelle en une forme sculpturale rayonnante. Tirant son nom du mot nūr, ce système rassemble plutôt qu’il ne dirige, créant ainsi un espace lumineux empreint d’une présence collective.
En partenariat avec FROMM.Lab
Ismail Hutet is a Lebanese designer and art director based in Versailles, working at the intersection of architecture, scenography, and design. His practice explores how design connects memory, emotion, and contemporary systems. Blanca Scully is a French-American decorative painter working between Italy and France, whose practice bridges heritage craftsmanship and contemporary expression. Trained at the Institut Supérieur de Peinture Van Der Kelen-Logelain in Brussels, she specializes in trompe-l’œil, and ornamental techniques, reinterpreting traditional savoir-faire through a modern lens.
Minara: Pillars of Light is a modular lighting installation exploring cultural dialogue through architecture. Rooted in shared historical influences between the Arab world and Europe, the project reinterprets traditional Ablaq column construction into a contemporary archetype. The design translates principles of rhythm, repetition, and structural coexistence into a radiant sculptural form. Derived from nūr, the system gathers rather than directs, creating a luminous space of collective presence.
In partnership with FROMM.Lab

Ismail Hutet & Blanca Scully. © Fromm.lab

L'installation Minara : Pillars of Light. © Fromm.lab
Alexis Sizar est un designer suédo-irakien qui crée des objets évoquant le calme, une présence et une force tranquille à travers des formes géométriques. Son travail explore la beauté naturelle et intrinsèque des matériaux naturels, laissant leurs qualités brutes s’exprimer à travers des compositions sculpturales.
Ma’dan explore le patrimoine architectural des Arabes des marais du sud de l’Irak à travers des meubles sculpturaux et des installations inspirés du mudhif, une structure communautaire en roseaux érigée grâce au savoir-faire commun et à l’artisanat local. Le projet transpose les matériaux, les gestes et les structures en formes contemporaines qui véhiculent la mémoire culturelle tout en invitant à réfléchir à l’avenir précaire des zones humides irakiennes, menacées par le changement climatique, la construction de barrages et l’extraction pétrolière.
Alexis Sizar is a Swedish-Iraqi designer who creates objects that evoke stillness, presence, and quiet strength through geometric forms. His work explores the raw and inherent beauty of natural materials, allowing their unrefined qualities to speak through sculptural compositions.
Ma’dan explores the architectural heritage of the Marsh Arabs of southern Iraq through sculptural furniture and installations inspired by the Mudhif, a communal reed structure built through collective knowledge and craft. The project translates material, gesture, and structure into contemporary forms that carry cultural memory while reflecting on the fragile future of Iraq’s wetlands, threatened by climate change, dam construction, and oil extraction.

Le designer suédo-irakien Alexis Sizar. © Sizar Alexis Studio 2026

Ma’dan, sculpture d'Alexis Sizar. © Sizar Alexis Studio 2026
Syn Architects est un cabinet d'architecture basé à Riyad. Fondé par les architectes saoudiennes Sara Alissa et Nojoud Alsudairi, le cabinet se consacre à une conception architecturale respectueuse de l'environnement, dont l'esthétique s'inspire d'une perception contextuelle de la nature et exprime l'essence même des matériaux issus de leur milieu d'origine.
En collaboration avec Iwan Maktabi, Sokon s'inspire des formes de l'architecture najdi, réinventant les ornements extérieurs de ces structures pour en faire des objets fonctionnels. La collection incarne le concept de Sokon, qui évoque un sentiment de sérénité, de calme et de tranquillité. Dans l’architecture najdi, Sokon est profondément ancré dans la conception spatiale. Grâce à l’utilisation d’épais murs en terre crue isolant l’espace et à des cours intérieures créant une atmosphère protégée, chaque élément structurel évoque la sérénité, tant sur le plan physique qu’introspectif. Sokon s’intègre au tissu social de la vie, où l’existence est tournée vers l’intérieur sans pour autant se déconnecter de l’extérieur.
Syn Architects is a Riyadh based architecture practice. Founded by Saudi architects Sara Alissa & Nojoud Alsudairi, the practice focuses on ecologically sensitive architectural design that derives its aesthetics from a contextual awareness of nature and expresses the essence of the materials from where they are found.
In collaboration with Iwan Maktabi, Sokon takes inspiration from the morphologies of Najdi architecture, reimagining the ornamental exterior of these structures into functional objects. The collection reflects the descriptor Sokon, which represents a sense of stillness, calm, and tranquillity. In Najdi architecture, Sokon is deeply rooted in its spatial design. Through the use of thick mud insulating space, and inward-facing courtyards creating a sheltered atmosphere, every structural element evokes stillness, both physically and introspectively. Sokon can be found woven into social fabric of living, in which life is oriented inwards without disconnect from the outside.

Sara Alissa & Nojoud Alsudairi. © Nora Alissa

Sokon © Iwan Maktabi
Designer-concepteur et architecte d’intérieur formé aux Beaux-Arts d’Alger et de Saint-Étienne, Djaffar Zizi considère le design comme une passion autant qu’un engagement. Il puise son inspiration dans le paysage, le patrimoine, la matière et les savoirs-faire, qu’il cherche à valoriser afin de développer une identité unique. Il accorde une grande importance au lieu indissociable entre l’objet et l’espace, dans une quête constante de sens et de présence. Toujours en cherchant à se réinventer, ses créations naissent de visions multiples et de sa propre histoire.
Afniq réinterprète le coffre ancestral, symbole de mémoire et de protection, en un banc sculpté dans une grume de bois brute. Taillée dans un tronc massif, la pièce révèle les reliefs, veinures et aspérités naturelles du matériau, témoignant de son histoire et de sa vitalité. Inspiré des paysages et des traditions de l’Atlas, Afniq crée un dialogue entre patrimoine, artisanat et création contemporaine. À travers cette œuvre, Djaffar Zizi célèbre la mémoire du bois et le lien entre la main, le geste et la nature, donnant naissance à un objet à la fois fonctionnel et sculptural.
Designer and interior architect trained at the Fine Arts Schools of Algiers and Saint-Étienne, Djaffar Zizi regards design as both a passion and a commitment. He draws his inspiration from the landscape, heritage, materials and craftsmanship, which he seeks to highlight in order to assert an identity. He attaches great importance to the inseparable link between object and space, in a constant quest for meaning and presence. Always striving to surpass himself, his creations are born of multiple visions and his own personal history.
Afniq reinterprets the traditional chest – a symbol of memory and protection – as a bench carved from a raw log. Carved from a solid trunk, the piece reveals the material’s natural contours, grain and rough edges, bearing witness to its history and vitality. Inspired by the landscapes and traditions of the Atlas Mountains, Afniq creates a dialogue between heritage, craftsmanship and contemporary design. Through this work, Djaffar Zizi celebrates the memory of wood and the connection between the hand, the gesture and nature, giving rise to an object that is both functional and sculptural.

Le designer-concepteur et architecte d’intérieur Djaffar Zizi © Fella Tamzalli

Le banc sculpté Afniq de Djaffar Zizi. © Djaffar Zizi
Projets finalistes pour le prix de l'Artisanat contemporain
G&L Studio est un studio de design multidisciplinaire cofondé en 2024 par deux sœurs qataries, Galyiah Almohannadi et Lolwa Almohannadi. Ensemble, elles allient leurs compétences interdisciplinaires, mêlant conception d’espaces, innovation produit et narration visuelle. G&L Studio adopte une approche de design collaborative et évocatrice, axée sur des récits ancrés dans la culture, la narration et l’expérience utilisateur.
Saraab est une collection d’artisanat contemporain qui réinterprète les traditions vernaculaires du Golfe à travers la lumière, la couleur, la matérialité et l’interaction. S’inspirant des qualités atmosphériques des traditions des mashrabiya en plâtre et des détails en verre coloré que l’on retrouve dans l’architecture régionale, le projet ne reproduit pas directement les formes traditionnelles. Il traduit plutôt leurs effets sensoriels — lumière du jour filtrée, ombres superposées, perception et couleurs changeantes — en objets contemporains destinés à l’intérieur.
G&L Studio is a multidisciplinary design studio co-founded in 2024 by two Qatari sisters; Galyiah Almohannadi and Lolwa Almohannadi. Together, they blend their cross-disciplinary expertise—merging spatial design, product innovation, and visual storytelling. G&L Studio embraces a collaborative and emotionally resonant design approach focused on culturally rooted narratives, storytelling and user experience.
Saraab is a contemporary craft collection that reinterprets Gulf vernacular traditions through light, color, materiality, and interaction. Drawing from the atmospheric qualities of gypsum mashrabiya traditions and the colored glass details found in regional architecture, the project does not directly replicate traditional forms. Instead, it translates their experiential effects — filtered daylight, layered shadows, shifting perception, and changing color — into contemporary objects for the interior.
Yasmine et Mehdi sont un duo de designers unis par la vie et une vision commune : révéler les liens universels qui connectent les hommes, la nature et le vivant à travers le langage de l’artisanat. Formés en architecture intérieure (ENSAD, Paris) et en génie civil (UBS, Lorient), ils ont construit leur pratique créative au sein d’une entreprise familiale fondée en 2005, où de longues années de collaboration étroite avec des artisans à travers la Tunisie ont forgé un engagement profond et durable envers les savoir-faire locaux.
ALTIN est un studio de design fondé par Yasmine & Mehdi, dédié à la création de pièces sculpturales rares au croisement de l'artisanat tunisien et de la création contemporaine. Our AlUla Trilogy – Wadi, Waha et Yusr – est née d'une résidence à AlUla. Trois pièces en bois de palmier, fibrillum et fibres végétales qui capturent l'émotion d'un territoire et célèbrent le dialogue entre deux cultures du palmier : la Tunisie et l'Arabie Saoudite.
Yasmine and Mehdi are a designer duo united by life and a shared vision: to reveal the universal bonds that connect humans, nature, and the living world through the language of craft. Trained in interior architecture (ENSAD, Paris) and civil engineering (UBS, Lorient), they built their creative practice within a family business founded in 2005, where years of close collaboration with artisans across Tunisia shaped a deep and lasting commitment to local savoir-faire.
ALTIN is a design studio founded by Yasmine & Mehdi, dedicated to rare sculptural pieces at the crossroads of Tunisian craft and contemporary creation. Our AlUla Trilogy – Wadi, Waha and Yusr – was born from a residency in AlUla. Three pieces in palm wood, fibrillum and plant fibers that capture the emotion of a territory and celebrate the dialogue between two palm cultures: Tunisia and Saudi Arabia.
Fadi Yachoui est un architecte et designer industriel libanais qui exerce son activité entre Beyrouth et Milan. Il est le fondateur de l’Atelier L’inconnu, un studio multidisciplinaire à la croisée de l’architecture, de la décoration d’intérieur et du design de collection. Son travail explore la relation entre la matérialité, la forme et la mémoire culturelle, créant des espaces et des objets qui allient précision architecturale et expression sculpturale.
En 2026, sa collection La Volupté reçoit le prix de la meilleure collection aux Créateurs Design Awards à Paris, une distinction internationale récompensant l’excellence dans le design contemporain de collection. La même année La Volupté - The Journey est dévoilée à la Galleria Rossana Orlandi lors de la Milan Design Week 2026. Enracinée à Beyrouth mais se déployant à Milan, la collection reflète un dialogue permanent entre l’origine, la matérialité et le récit émotionnel. Sculptées à la main dans de la résine et agrémentées de rotin tressé par des maîtres artisans libanais, les pièces établissent un dialogue entre la pratique sculpturale contemporaine et l’artisanat traditionnel. Le recours au tressage de rotin – un savoir-faire de plus en plus rare dans la région – ancre la collection dans une tradition à la fois préservée et réinterprétée.
Fadi Yachoui is a Lebanese architect and industrial designer working between Beirut and Milan. He is the founder of Atelier L’inconnu, a multidisciplinary studio operating at the intersection of architecture, interiors, and collectible design. His work explores the relationship between materiality, form, and cultural memory, creating spaces and objects that merge architectural precision with sculptural expression.
In 2026, his collection La Volupté won the award for Best Collection at the Créateurs Design Awards in Paris, an international accolade recognizing excellence in contemporary design collections. That same year, La Volupté - The Journey was unveiled at the Galleria Rossana Orlandi during Milan Design Week 2026. Rooted in Beirut but unfolding in Milan, the collection reflects an ongoing dialogue between origin, materiality, and emotional narrative. Hand-sculpted from resin and embellished with rattan woven by master Lebanese craftsmen, the pieces establish a dialogue between contemporary sculptural practice and traditional craftsmanship. The use of rattan weaving – a craft increasingly rare in the region – anchors the collection in a tradition that is both preserved and reinterpreted.
Areen Hassan est une artiste textile palestinienne qui vit actuellement à Dubaï. Elle a obtenu sa licence en design et art textiles en Palestine en 2018, après quoi elle a rejoint des ateliers textiles de renom à Londres et à Stockholm. Ces expériences ont élargi son horizon, lui permettant d'explorer la polyvalence du textile en tant que support d’expression tout en affinant son approche personnelle.
Weaving the Land Back est une installation textile contemporaine réalisée entre la Palestine, les Émirats arabes unis et le Sud-Liban. L’œuvre réinterprète la broderie palestinienne à travers un langage textile contemporain façonné par des fils défaits à la main, créant ainsi des surfaces fragiles qui semblent brisées mais qui restent solides, reliées et continues. Réalisé en collaboration avec des femmes réfugiées palestiniennes de l’association Inaash au Sud-Liban, le projet explore la mémoire, le déplacement, la résilience et la continuité culturelle à travers les générations et les frontières.
Commandé par 1971 - Design Space, Sharjah, Émirats arabes unis
Présenté dans le cadre de l’exposition “Sila : All That Is Left to You” au Maraya Art Centre, Sharjah, Émirats arabes unis, en 2025, le projet a été organisé par Cima Azzam et Noor Abu Hijleh, et fondé par Rula Alami
Areen Hassan is a Palestinian textile artist currently based in Dubai. She earned her Bachelor’s degree in Textile Design and Art in Palestine, 2018, after which she joined renowned textile studios in London and Stockholm. These experiences broadened her perspective, allowing her to explore the flexibility of textiles as a medium while refining her distinctive approach.
Weaving the Land Back is a contemporary textile installation developed between Palestine, the UAE, and South Lebanon. The work reinterprets Palestinian embroidery through a contemporary textile language shaped by hand-unraveled threads, creating fragile surfaces that appear broken yet remain strong, connected and continuous. Created in collaboration with Palestinian refugee women from the Inaash Association in South Lebanon, the project explores memory, displacement, resilience, and cultural continuity across generations and borders.
Commissioned by 1971 - Design Space, Sharjah, UAE
Presented as part of Sila Exhibition: “All That Is Left to You” at Maraya Art Centre, Sharjah, UAE, 2025, the project was curated by Cima Azzam and Noor Abu Hijleh, and founded by Rula Alami
Imane Mellah est une architecte et designer franco-marocaine basée à Paris. Elle a étudié à l'école d'architecture NS de Lyon et à l'Architectural Association School de Londres. Elle a fondé son studio à Paris en 2022, travaillant sur des projets combinant l'architecture, le design et la recherche. Son travail explore l'influence de l'identité culturelle et l'intégration des processus de construction et de fabrication.
Bab transpose une porte de médina marocaine en tissu. Le mot « bab » désigne une porte en arabe mais également un chapitre ou une catégorie de savoir : un passage vers une nouvelle compréhension. Dans cette tapisserie, un peu plus d’un millier de franges de mousseline découpées à la main, réalisées à partir de chutes selon la technique de la fausse chenille, sont cousues une à une pour former un motif en damier inspiré du tissage amazigh. La silhouette se dessine en une porte, dont le battant est laissé ouvert sous forme d’espace laissé vide.
Imane Mellah is a Franco-Moroccan architect and designer based in Paris. She studied at the NS School of Architecture in Lyon and the Architectural Association School of Architecture in London. She founded her studio in Paris in 2022, working on projects that combine architecture, design and research. Her work explores the influence of cultural identity and the integration of construction and manufacturing processes.
Bab translates a Moroccan medina gate into textile. The word bab names a door, but in Arabic also a chapter or a category of knowledge: a passage into new understanding. In this tapestry, just over a thousand hand-cut muslin fringes, made from offcuts using the faux chenille technique, are stitched one by one into a checker field drawn from Amazigh weaving. The silhouette resolves into a gate, its door left open as negative space.
NJM a été fondée par Ahmed et Mariam Marei, deux architectes passionnés par le patrimoine et l'artisanat égyptiens.
Karnak est un ensemble de 28 blocs de construction en bois proposé par NJM, une marque émergente qui fabrique des jouets et des souvenirs inspirés du riche patrimoine égyptien. Cet ensemble est une reproduction soigneusement simplifiée d'un détail architectural réel : la claire-voie de la salle hypostyle du temple de Karnak. Comme l'original, les blocs s'empilent uniquement grâce à la gravité, sans colle. Juste de l'équilibre, du poids et de la précision. En jouant, enfants et adultes découvrent à quel point le concept est simple, mais la construction étonnamment difficile.
NJM is founded by Ahmed and Mariam Marei, two architects passionate about Egyptian heritage and handicrafts.
Karnak is a 28-piece wooden building block set from NJM, a startup brand making toys and souvenirs inspired by Egypt’s rich heritage. This set is a carefully simplified study of a real architectural detail: the clerestory of the Hypostyle Hall in Karnak Temple. Like the original, the blocks stack using only gravity – no glue. Just balance, weight, and precision. Through play, kids and adults alike discover how it is simple in concept, but surprisingly challenging to build.
Aya Moug est une designer industrielle et artiste basée à Dubaï, reconnue pour son approche durable du mobilier d’exception sur mesure, de l’art et des textures organiques. Forte d’une formation en beaux-arts et en design d’intérieur acquise au Caire et à Florence, ainsi que d’un master en design industriel obtenu à la Central Saint Martins de Londres, Aya allie artisanat traditionnel, innovation matérielle et esthétique contemporaine.
Dans sa quête d’un design respectueux de l’environnement, Aya a développé son premier biomatériau innovant, “Byblos”, un matériau végétal à base de papyrus, créé comme une alternative durable à la pierre et au marbre. Réputé pour sa résistance et sa longévité, le papyrus est non seulement l’un des filtres naturels les plus efficaces et les plus économiques contre la pollution, mais aussi l’une des méthodes les moins coûteuses pour traiter les eaux usées.
Aya Moug is an industrial designer and artist based in Dubai, known for her sustainable approach to custom-made sculptural furniture, art, and organic textures. With a background in fine arts and interior design from Cairo and Florence, and a Master’s in Industrial Design from Central Saint Martins in London, Aya brings together ancient craft, material innovation, and contemporary aesthetics.
In her pursuit of environmental design, Aya developed her first innovative biomaterial, Byblos, a plant-based material made from papyrus, created as a sustainable alternative to stone and marble. Known for its strength and longevity, papyrus is not only one of the most efficient and economical natural pollution filters, but also among the cheapest methods for treating wastewater.
Projets finalistes pour le prix de l'Impact, Arab Bank Switzerland
99+ X Architects est un cabinet d'architecture basé à Casablanca, fondé par Alaa Halifi et El Yazid Boudraa, qui intervient dans les domaines de l'architecture, de la recherche urbanistique, de l'espace public, de la réaffectation immobilière et de la mémoire culturelle.
Alors que Casablanca et son image urbaine sont brutalement remodelées par des démolitions massives, des quartiers entiers sont effacés, laissant derrière eux habitants déplacés et montagnes de gravats. What Remains transforme ces ruines en mémoire collective, en travail local et en ressources partagées. Par un protocole de réemploi : collecter, transformer, redistribuer, le projet construit une micro-économie de récupération et de savoir-faire, ils convertissent convertissant la perte matérielle en réparation sociale, environnementale et culturelle
99+ X Architects is a Casablanca-based practice founded by Alaa Halifi and El Yazid Boudraa, working across architecture, urban research, public space, adaptive reuse, and cultural memory.
As today’s Casablanca is reshaped by vast demolition operations, entire neighborhoods are disappearing, leaving displaced communities and vast rubble. What Remains confronts the violence of urban and social erasure by transforming demolition fragments into public memory, local work, and shared infrastructure. Through a civic reuse protocol: collect, transform, redistribute. It builds a micro-economy of recovery and craft, turning material loss into social, environmental, and cultural repair.
Sherif Farag est architecte et maître de conférences en architecture à l'université d'Alexandrie, ainsi que le fondateur et le président d'ADD Architects, un cabinet de conseil multidisciplinaire de premier plan basé à Alexandrie.
La reconstruction du complexe Al-Nouri à Mossoul, en Irak, n'est pas seulement la reconstruction d'un monument, c’est aussi la restauration de la continuité culturelle d'une ville. Alliant conservation du patrimoine, interprétation archéologique et conception axée sur la communauté, le projet transforme un site détruit par la guerre en un lieu de culte, d'apprentissage, de rassemblement et de mémoire. Il démontre comment l'architecture peut soutenir le rétablissement, la résilience et le renouveau de l'identité collective.
Lauréat du concours international de conception de l’UNESCO et récompensé par deux prix d’honneur internationaux décernés après son achèvement par l’AIA et l’AAA, le projet a été mis en œuvre par l’UNESCO grâce à un financement des Émirats arabes unis et figure parmi les commandes les plus importantes en matière de patrimoine architectural post-conflit.
Sherif Farag is an architect and Assistant Professor of Architecture at Alexandria University, and Founder & Chairman of ADD Architects a leading multidisciplinary consultancy based in Alexandria.
Rebuilding Al-Nouri Complex in Mosul, Iraq is not only the reconstruction of a monument but the restoration of a city’s cultural continuity. Combining heritage conservation, archaeological interpretation, and community-oriented design, the project transforms a site of destruction into a place of worship, learning, gathering, and remembrance. It demonstrates how architecture can support recovery, resilience, and the renewal of collective identity.
Winner of the UNESCO international design competition and recognised with two post-completion international honour awards from the AIA and AAA, the project was implemented by UNESCO with UAE funding, is among the most significant post-conflict architectural heritage commissions.
À 22 ans, Christopher Ghoussoub est le dernier potier actif de Beit Chabeb, village libanais qui comptait autrefois plus de 200 potiers. Avec Foukhar Studio, il transforme cet héritage en projet d’impact : pièces en terre cuite faites main, grandes jarres pour le vin et l’huile, objets contemporains, transmission aux écoles et visiteurs, et ambition de bâtir un atelier capable de former une nouvelle génération, à même de revitaliser la région.
At the age of 22, Christopher Ghoussoub is the last active potter in Beit Chabeb, a Lebanese village that once boasted more than 200 potters. Through Foukhar Studio, he is transforming this heritage into a project with a real impact: handmade terracotta pieces, large jars for wine and oil, contemporary objects, educational outreach to schools and visitors, and the ambition to build a workshop capable of training a new generation.
Talin Hazbar (née en 1988 en Syrie) est une architecte et une artiste plasticienne installée aux Émirats arabes unis. Sa pratique explore les matériaux naturels en tant que vecteurs de mémoire et de transformation, oscillant entre fragilité et résilience, disparition et réémergence. En travaillant le sable, le corail, l’argile et la pierre, elle tisse des récits où le temps géologique et l’histoire culturelle se rejoignent, révélant comment la matière elle-même porte les traces à la fois de la persistance et du changement.
Le projet porte une réflexion sur l’accumulation des déchets marins et leur transformation en matière, remettant en question les systèmes d’extraction, de valeur et de réparation. À travers ce processus, Sediments propose un cycle dans lequel la matière récupérée est retravaillée pour former des objets porteurs de récits à la fois écologiques et spatiaux, reliant les environnements submergés aux systèmes terrestres de fabrication et d’échange. Le projet explore des échelles allant des objets de collection aux interventions architecturales à partir de matériaux collectés en collaboration avec des plongeurs et des pêcheurs, examinant à la fois la nature et le volume de ce qui est récolté tout en contribuant à la recherche marine et aux communautés de plongeurs.
Talin Hazbar (b. 1988, Syria) is an architect and a visual artist based in the United Arab Emirates. Her practice investigates natural materials as vessels of memory and transformation, moving between fragility and resilience, disappearance and reemergence. Working with sand, coral, clay, and stone, she draws out narratives where geological time and cultural history converge, revealing how matter itself carries the traces of both endurance and change.
The project reflects on the accumulation of marine waste and its transformation into material form, questioning systems of extraction, value, and repair. Through this process, Sediments propose a cycle in which retrieved matter is reworked into objects that carry both ecological and spatial narratives, linking submerged environments with terrestrial systems of making and exchange. The project explores scales ranging from collectible objects to architectural interventions through materials collected in collaboration with divers and fishermen, examining both the nature and volume of what is gathered while contributing to marine research and diving communities.
Dia Mrad est un artiste et chercheur basé à Beyrouth, son travail conjugue la photographie, l’installation artistique et la recherche afin d’explorer la vie des objets, des infrastructures et des systèmes. Architecte de formation, sa pratique examine comment les structures matérielles et symboliques façonnent la mémoire, la gouvernance et la vie sociale.
PSI (Power Supply Indicator) est un instrument domestique qui révèle la source active d’électricité dans l’habitat. Développé en réponse au paysage énergétique fragmenté du Liban, l’objet traduit des conditions infrastructurelles invisibles en un système lisible de signaux et d’indicateurs. Conçu par Dia Mrad au sein de Post Design Studio, PSI propose une nouvelle catégorie d’instrument domestique rendant visibles les systèmes techniques habituellement dissimulés.
Dia Mrad is an artist and researcher based in Beirut, whose work lies at the intersection of photography, installation and research, exploring the lives of objects, infrastructure and systems. Trained as an architect, her practice examines how material and symbolic structures shape memory, governance and social life.
PSI (Power Supply Indicator) is a domestic instrument that reveals the active source of electricity within the home. Developed in response to Lebanon’s fragmented energy landscape, the object translates hidden infrastructural conditions into a readable system of signals and indicators. Designed by Dia Mrad through Post Design Studio, PSI proposes a new category of domestic instrument that makes utility systems visible rather than concealed.
Projets finalistes pour le Grand prix
EAST Architecture Studio est un collectif qui intervient dans les domaines du logement, des espaces culturels, des expositions, de la planification urbaine et de la recherche. Le studio a été fondé par Charles Kettaneh, qui a étudié l'architecture à l'Université américaine de Beyrouth et au Pratt Institute de New York, et par Nicolas Fayad, qui a commencé ses études d'architecture à l'Université américaine de Beyrouth avant d'obtenir un master en architecture, avec mention, à la Harvard University Graduate School of Design. Basé au Liban et aux Émirats arabes unis, East Architecture Studio travaille à l'échelle internationale grâce à des réseaux répartis sur quatre continents.
AlMusalla | On Weaving réinvente l’espace de prière islamique à travers la modularité, l’artisanat et le recyclage. Construit pour la Biennale des arts islamiques de Djeddah, le projet transforme les déchets de palmiers dattiers en une structure à empreinte carbone négative inspirée des traditions de tissage du Golfe. Organisée autour d’une cour centrale, la musalla crée un environnement propice à la contemplation, façonné par la lumière tamisée, la perméabilité et le rassemblement communautaire, tout en restant entièrement démontable et adaptable.
En collaboration avec AKTII, Rayyane Tabet
EAST Architecture Studio is a collective practice working across housing, cultural buildings, exhibitions, master planning, and research. The Studio was founded by Charles Kettaneh, who studied architecture at the American University of Beirut and Pratt Institute, New York and Nicolas Fayad who began his architectural studies at the American University of Beirut before completing a Master in Architecture, with distinction, at the Harvard University Graduate School of Design. Based in Lebanon and the United Arab Emirates, East Architecture Studio works internationally with networks spread across four continents.
AlMusalla | On Weaving reimagines the Islamic prayer space through modularity, craft, and reuse. Built for the Islamic Arts Biennale in Jeddah, the project transforms date palm waste into a carbon-negative structure inspired by Gulf weaving traditions. Organized around a central courtyard, the musalla creates a contemplative environment shaped by filtered light, permeability, and communal gathering while remaining fully dismantlable and adaptable.
In collaboration with AKTII, Rayyane Tabet
L'architecte d'intérieur Rania Hamed, fondatrice du cabinet VSHD Design, plusieurs fois primée et basée à Dubaï et à Montréal, est réputée pour ses aménagements innovants et ses créations d'une qualité exceptionnelle. Elle veille à ce que ses réalisations ne soient pas dictées par les tendances, mais incarnent plutôt l'intemporalité et la pérennité.
Ommi est une gamme de tables née d’un dialogue entre l’héritage arabe et l’artisanat italien. Les pièces s’inspirent de la grille à la fois comme système structurel et symbole culturel, une forme ancrée dans la géométrie islamique, réinterprétée à travers une texture de verre nouvellement développée. Le nom dérive du mot arabe signifiant “mère”, évoquant l’origine, le fondement et l’acte de création. Un point de rencontre entre deux traditions du design.
En collaboration avec Gallotti & Radice
Interior Architect Rania Hamed, founder of multiple award-winning boutique firm VSHD Design based in Dubai and Montreal, is known for her innovative interiors and outstanding quality designs. Hamed ensures her visualisations are not trend-led but synonymous with timelessness and longevity.
Ommi is a line of tables born from a dialogue between Arab heritage and Italian craft. The pieces draw on the grid as both structural system and cultural symbol, a form rooted in Islamic geometry, reinterpreted through a newly developed glass texture. The name derives from the Arabic word for “mother,” evoking origin, foundation, and the act of making. A meeting point between two design traditions.
In collaboration with Gallotti & Radice
Louis-Cyprien Rials (né en 1981 à Paris) explore des paysages façonnés par l’histoire, la mémoire et la transformation. À travers la vidéo, la photographie et des installations sculpturales, son travail examine des sites marqués par les conflits, l’abandon et l’effacement culturel. Des zones d’exclusion de Tchernobyl aux marais de Mésopotamie, sa pratique s’intéresse à des lieux où les récits historiques sont inscrits dans le terrain, révélant ainsi l’interaction entre l’absence et la résilience.
Les Portes de Mossoul est un ensemble monumental composé de trois portes en albâtre sculptées à la main, produites à Mossoul avec des artisans, ingénieurs et spécialistes du patrimoine locaux. Conçue comme un monument mobile, l’œuvre réactive la mémoire architecturale de la ville, son savoir-faire de l’albâtre et son héritage pluriel, offrant une autre image de Mossoul : celle de la pierre, du savoir, de la coexistence et de la continuité culturelle après la destruction.
Louis-Cyprien Rials (born in 1981, Paris) explores landscapes shaped by history, memory, and transformation. Through video, photography, and sculptural installations, his work examines sites marked by conflict, abandonment, and cultural erasure. From the exclusion zones of Chernobyl to the marshlands of Mesopotamia, his practice engages with places where historical narratives are inscribed in the terrain, revealing the interplay between absence and resilience.
The Doors of Mosul is a monumental ensemble of three hand-carved alabaster doors produced in Mosul with local artisans, engineers and heritage specialists. Conceived as a mobile monument, the work revives the city’s architectural memory, its alabaster craftsmanship and its plural heritage, offering another image of Mosul: one of stone, knowledge, coexistence and cultural continuity after destruction.
Roham Shamekh est un artiste et designer iranien, installé à Dubaï depuis 2016. Réputé pour ses créations mêlant art, design et technologie, il réalise des œuvres fonctionnelles qui associent graffiti, motifs de tatouage, éléments floraux et IA générative, explorant ainsi les thèmes de l'identité, de l'interdépendance et de la mémoire collective.
Le canapé Fontana propose une remise en question radicale du mobilier en tant que vecteur de sens métaphysique. À mi-chemin entre la sculpture et le design de collection, il transforme la géométrie en un langage de rupture, de guérison et d’équilibre inspiré des conceptions islamiques et, plus largement, monothéistes de l’âme. Ses “déchirures” sculpturales invitent le spectateur et celui qui s’y assoit à se demander si la fragmentation elle-même peut-elle devenir un chemin vers la transcendance ?
Roham Shamekh is an Iranian multidisciplinary artist and designer based in Dubai since 2016. Known for blending art, design, and technology, he creates functional pieces that merge graffiti, tattoo motifs, floral elements, and generative AI, exploring themes of identity, interconnectedness, and collective memory.
The Fontana Sofa proposes a radical reconsideration of furniture as a carrier of metaphysical meaning. Positioned between sculpture and collectible design, it transforms geometry into a language of rupture, healing, and balance inspired by Islamic and broader monotheistic conceptions of the soul. Its sculptural “tears” invite the viewer and sitter to ask: can fragmentation itself become a path toward transcendence?
Tarek Shamma est un architecte égyptien dont la pratique allie héritage et innovation, toujours ancrée dans un profond respect du lieu. Diplômé de l’Architectural Association School of Architecture, il a perfectionné son art aux côtés de Zaha Hadid et David Chipperfield avant de fonder son propre cabinet en 2015. Inscrit sur la liste AD100 en 2024, 2025 et 2026, et nommé Designer de l’année par Condé Nast H&G, son cabinet continue d’explorer l’architecture à la fois comme une discipline et une vocation, où la beauté suit la logique et où la présence invite à la réflexion.
Premier intérieur conçu pour son propre usage, cet appartement de Knightsbridge incarne la vision la plus personnelle de Tarek Shamma. Situé au dernier étage d’un immeuble victorien, il se déploie comme une séquence fluide de lumière et d’espaces soigneusement composés. Bois de loupe, laques, plâtres texturés et tadelakt créent une continuité matérielle et sensible. Le projet célèbre la patine, l’usage et le temps comme composantes essentielles du lieu.
Tarek Shamma is an Egyptian architect whose practice bridges legacy and innovation, always grounded in a profound respect for place. A graduate of the Architectural Association School of Architecture, he refined his craft alongside Zaha Hadid and David Chipperfield before establishing his own studio in 2015. Named to the AD100 list in 2024, 2025 and 2026, and honoured as Designer of the Year by Condé Nast H&G, his studio continues to explore architecture as both discipline and devotion, where beauty follows logic and presence invites reflection.
This Knightsbridge apartment is the first home Tarek Shamma has designed for himself, making it his most personal project to date. Occupying the top floor of a late Victorian building, it is conceived as a fluid sequence of light and carefully crafted spaces. Built-in elements and a restrained palette of burl wood, lacquer, textured plaster, and tadelakt create continuity throughout. Embracing patina and imperfection, the apartment evolves alongside its inhabitant.
Engagée dans de nombreux projets de protection du patrimoine oasien, Salima Naji fonde son agence au Maroc en 2004 pour proposer une alternative constructive, en privilégiant les technologies des matériaux premiers (terre et pierre) et biosourcés, dans une démarche d’innovation respectueuse de l’environnement. Rare femme à œuvrer dans le monde rural et le Sud marocain où elle est installée depuis 2008, elle fait œuvre de pionnière et contribue par son plaidoyer continu à modifier progressivement les pratiques architecturales et le code de l’urbanisme. Chevalier des Arts et des Lettres (2017), elle a reçu de nombreux prix nationaux et internationaux d’architecture.
À l’intérieur des anciens remparts (1810), un nouveau bâtiment entièrement construit en pisé a vu le jour : le Centre d’interprétation du patrimoine de Tiznit Ce musée insuffle une nouvelle vie au site en le reliant au patrimoine immatériel et en intégrant l’architecture, l’un des thèmes des collections ethnographiques. Cela inclut la création d’une collection d’architecture vernaculaire présentée sous la forme de sanctuaires ou de fragments construits sur place par des maîtres artisans à l’échelle.
Deeply involved in numerous projects to protect oasis heritage, Salima Naji founded her agency in Morocco in 2004 to offer a constructive alternative, prioritizing traditional materials (earth and stone) and bio-based technologies as part of an innovative approach that respects the environment. One of the few women working in rural areas and southern Morocco, where she has been based since 2008, she is a pioneer and, through her ongoing advocacy, is helping to gradually change architectural practices and planning regulations. A Chevalier des Arts et des Lettres (2017), she has received numerous national and international architecture awards.
Within the old ramparts (1810), a new building constructed entirely of rammed earth has been built: the Tiznit Heritage Interpretation Centre. This museum breathes new life into the site by linking it to intangible heritage and incorporating architecture, one of the themes of the ethnographic collections. This includes the creation of a collection of vernacular architecture presented in the form of shrines or fragments built on site by master craftsmen to scale.
Jury officiel 2026
Présidence du jury

Shahira Fahmy (Égypte)
Architecte, fondatrice de Shahira Fahmy Architects
Membres du jury

Sheikha Reem Al-Thani (Qatar)
Directrice générale adjointe d’Al Riwaq, Art public et Rubaiya Qatar, Qatar Museums

Mette Degn-Christensen (Émirats arabes unis)
Directrice de Downtown Design

Aidan Imanova (Émirats arabes unis)
Responsable éditoriale, AD Middle East

Michèle Maria Chaya (Liban)
Architecte, cofondatrice de MARIAGROUP

Memia Taktak (Tunisie)
Architecte, fondatrice de l’agence DZETA

Nicolas Bellavance-Lecompte (Canada / Italie)
Directeur fondateur de NOMAD

Daniele Gerkens (France)
Directrice de rédaction, ELLE Décoration

Ali Khadra (Émirats arabes unis)
Éditeur et fondateur de Canvas

Arnaud Morand (France / Arabie saoudite)
Commissaire d’exposition et directeur artistique

Samer Yamani (Émirats arabes unis)
Curateur et directeur de Creative Dialogue















