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Liqaa entre Naïssam Jalal et Hazem Shaheen

En partenariat avec la Philharmonie de Paris
  • 10 juin 2018
Liqaa entre Naïssam Jalal et Hazem Shaheen

Une rencontre, « liqaa » en arabe,  fruit d’une amitié musicale née voici dix ans entre deux surdoués : Naïssam Jalal et Hazem Shaheen. L’une est flûtiste, l’autre joueur de oud, chacun aussi réputé que l’autre en son art respectif…

Et après le concert, séance de dédicace du disque Liqaa

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Ce concert est l’occasion de fêter la sortie de l’album éponyme : non seulement une suite instrumentale de morceaux politiquement engagés, mais également une méditation sur la vie et les vicissitudes du destin, raconté en une demi-douzaine de créations aux noms évocateurs de Premier automne à Beyrouth, Résignation douloureuse, Gaza sous blocus

Liqaa, rencontre, en arabe, est le nom une amitié musicale née il y a une dizaine d’années entre Naïssam Jalal et Hazem Shaheen. L’une est flûtiste, l’autre joueur de oud. Ils sont réputés chacun en leurs arts respectifs, ayant leurs propres groupes, Rhythms of Resistance pour l’une, Eskenderalla pour l’autre.

Naïssam Jalal, souffle de tout, rap, jazz, tango, musique mandingue, maqâm arabe. Enfant de parents syriens, elle est née à Paris. « Je n’ai fait qu’y naître », s’amuse cette fille de banlieue parisienne, qui a grandi à Torcy, Seine-et-Marne, avant d’habiter Saint-Denis, peut-être la commune de la Seine-Saint-Denis, la plus jeune et cosmopolite de l’Hexagone. Naïssam étudie la flûte traversière classique dès ses 6 ans avant de découvrir l’improvisation à 17 ans et, diplôme en poche, quitte le conservatoire pour intégrer Tarace Boulba, une fanfare associative funk, afrobeat, ska, reggae, créée en 1993, ouverte à tout musicien, qui l’entraîne en tournée au Mali. A 19 ans, Naïssam part sur le chemin de ses racines : plusieurs mois d’apprentissage du nay (flûte de roseau) au Grand Institut de musique arabe de Damas.
En 2011, Naïssam forme son groupe Rhythms of Resistance, un quintet à la tête duquel elle publie deux enregistrements. En 2016, elle publie l’album Almot wala almazala (La mort plutôt que l’humiliation) où elle rend hommage aux martyrs de la révolution syrienne. Elle compose aussi pour le cinéma et le théâtre.

Né à Alexandrie en 1979, Hazem Shaheen obtient son diplôme de l'Institut supérieur de musique arabe du Caire avec la mention « excellent » à l’âge de 20 ans. Il est également l'un des premiers diplômés de La Maison du luth arabe, la première école au monde entièrement dévolue à l’enseignement du oud qu’a fondée en 1999 au Caire, l’irakien Naseer Shamma. En 2002, Hazem est sacré « Meilleur joueur de oud du monde arabe », à Beyrouth. Il a enseigné à la Maison du luth arabe, et depuis 2005 à la très exigeante Maison de l'Opéra du Caire.

Il fonde son propre orchestre, Eskenderella qui interprète ses compositions, inspirées de deux figures mythiques : l’Alexandrin Sayed Darwich (1892-1923), pionnier du renouveau de la tradition du Nil, et le barde non voyant Cheikh Imam (1918-1995). Hazem exprime ainsi son attachement à la culture populaire égyptienne et arabe.

 

 

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