La certification en langue arabe en bonne voie

Publié par Patrick Bergeot | Le 28 Août 2018

Depuis plus de deux ans, le centre de langue de l'IMA planche sur une certification internationalement reconnue pour la langue arabe. Il l'a baptisée « CIMA », pour Certificat international de maîtrise en arabe. Après une longue phase de conception puis une série de sessions pilotes, place à l'analyse des résultats, avant la préparation des sessions opérationnelles et l'extension du réseau de centres d'examen.

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Il faut avant tout décider de la langue à évaluer. Ce sera la langue commune à tous les pays arabes, qui sert à communiquer partout dans le monde. Cette langue médiane qu’en France on appelle encore souvent arabe littéral, et que les pays anglo-saxons nomment “modern standard arabic”, arabe moderne standard.

Vous connaissez certainement le TOEIC ou le TOEFL, peut-être le DELE si vous faites de l’espagnol ou le TCF pour le français. Mais avez-vous déjà entendu parlé de leur équivalent pour l’arabe ? Non ? C’est normal : il n’existe pas encore de certification internationalement reconnue pour la langue arabe.

En droite ligne de sa mission de promotion de la langue arabe, l’Institut du monde arabe a décidé d’y remédier et a lancé en juin dernier, avec six autres centres pilotes, la première certification en langue arabe. 

Plus de deux ans de travail

L’aventure commence le 14 décembre 2015 : l’Institut du monde arabe signe alors un partenariat avec le Centre international d’études pédagogiques (CIEP), une émanation de l’Education nationale auteur de certifications et diplômes en langue française comme le TCF ou le DELF. Dans une première phase, le CIEP apportant son savoir-faire en évaluation linguistique et l’IMA son expertise en arabe, les deux partenaires créént la version arabe d’Ev@lang, le premier test de placement 100% en ligne. Le Certificat international de maîtrise en arabe, ou CIMA, est né !

Une évaluation de « l'arabe moderne standard »

Il faut avant tout décider de la langue à évaluer. Ce sera la langue commune à tous les pays arabes, qui sert à communiquer partout dans le monde. Cette langue médiane qu’en France on appelle encore souvent arabe littéral, et que les pays anglo-saxons nomment « modern standard arabic », arabe moderne standard.
A cet effet, on rédige un construit des épreuves. Il s'agit d'un document de théorie linguistique, illustré ensuite par des « spécifications ». Voilà qui permet de définir le contenu de l’examen, de lancer la rédaction des sujets, de les tester, d’enregistrer ensuite les tests de compréhension orale dans un studio avec des comédiens.

De la conception aux sessions pilotes

Parallèlement débute la recherche de centres pilotes motivés et représentatifs de l’enseignement de la langue arabe. Avec le soutien de Nokia qui, dans le cadre d’un mécénat de compétences, a fourni son expertise en gestion de projets, la deuxième phase s'attaque à la certification proprement dite, notamment sur le plan logistique : sélection de prestataires, conception et production matérielle des livrets d’examen, innombrables relectures pour traquer l’erreur typographique… Un chemin parsemé d’embûches et de surprises jusqu’à cette première session à Rabat.

Entre le 30 mai et le 5 juillet 2018 ont donc eu lieu sept sessions pilotes : aux lycées Descartes de Rabat et Bonaparte de Doha, à l’Institut français d’Amman, au Département d'enseignement de l'arabe contemporain (DEAC) au Caire, à la Fondation pour la formation des adultes (IFAGE) de Genève, et au centre Dar Loughat de Grenade, et bien sûr au Centre de langue de l'IMA à Paris. Pendant 2h30, 250 volontaires au total, de tous âges et de tous horizons, ont écouté, lu, écrit et parlé pour évaluer leur niveau en arabe moderne standard.

Une fois toutes les  épreuves rapatriées à l’Institut du monde arabe, elles sont corrigées par une équipe d'experts formés à l'évaluation parmi les enseignants du Centre de langue. Puis, une analyse poussée des résultats va permettre de valider la pertinence des tests proposés. Après un bilan détaillé commencera la phase industrielle avec la la préparation des sessions opérationnelles. Et bien sûr aussi l’extension du réseau de centres d’examen. L’IMA reçoit d’ores et déjà de nombreuses candidatures d’institutions désireuses de participer.

Patrick Bergeot Après de longues années dans l’industrie des télécoms, chez Alcatel-Lucent puis chez Nokia où il a entre autres pu être architecte logiciel, testeur, installateur, support technique, chercheur, négociateur, chef de... Lire la suite
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