Adèle Parrilla, Directrice du service Mécénat et Développement

Les métiers de l’Institut du monde arabe

Publié par Yousra Gouja | Le 23 janvier 2017
Adèle Parrilla, Directrice Mécénat à l'Institut du monde arabe
Adèle Parrilla, directrice du service Mécénat et Développement à l'Institut du monde arabe. Yousra Gouja

Le Mécénat, c'est un des nerfs de la guerre de l'Institut du monde arabe: Adèle Parrilla est chargée de nouer des partenariats avec des entreprises privées et des institutions publiques pour trouver les financements qui permettront à l'IMA de réaliser ses projets. Si tant de belles expositions voient le jour, c'est un peu (beaucoup) grâce à Adèle et son équipe!

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L'IMA est une plateforme de rencontre et d'échange pour tous les acteurs des sociétés françaises et arabes, y compris pour les chefs d'entreprises.
Quels sont votre parcours professionnel et vos fonctions au sein de l'IMA?

Je suis diplômée de Sciences Po Rennes et titulaire du master Direction de projets culturels de Sciences Po Grenoble. J'ai commencé ma carrière à New York, au sein d'un théâtre où j'ai découvert le marketing et le mécénat. J'ai ensuite passé trois ans au sein de l'agence TBWA, en tant que consultante en philanthropie, Responsabilité sociale des entreprises et marketing territorial. J'ai rejoint les équipes de l'IMA il y a cinq ans, dans un premier temps en tant que responsable du mécénat puis comme directrice du service Mécénat et  Développement.
Je mesure la chance qui a été la mienne d'être recrutée pour développer le mécénat à l’IMA, particulièrement en tant que jeune et que femme; la mission qui m'a été confiée est passionnante.
Par ailleurs, j'ai développé un nouveau programme, les Rencontres économiques du monde arabe. La création de ces Rencontres, en 2014, est partie de l'idée que l'on devait miser sur ce qui fait notre originalité : l'IMA est une plateforme de rencontre et d'échange pour tous les acteurs des sociétés françaises et arabes, y compris pour les chefs d'entreprises. Nous avons donc décidé de créer des événements qui leur sont dédiés. Il s'agit de tables rondes sur des sujets économiques, avec une approche très haut de gamme: interventions de Ministres, grands chefs d'entreprises, institutions internationales…
Enfin, j'ai piloté la création du Prix de la littérature arabe en partenariat avec la Fondation Jean-Luc Lagardère. Il récompense chaque année un auteur du monde arabe qui écrit en français ou dont l'œuvre a été traduite en français.
Aujourd'hui, on m'a confié un nouveau défi: accroître nos financements publics mais aussi contribuer au développement des partenariats marketing, des privatisations d'espaces et d'autres activités de l'IMA en lien avec les entreprises du secteur privé.

Que vous apporte votre métier ?

J'apprécie cette institution, sa mission et les valeurs qu'elle porte. Tout mon parcours a été guidé par mon intérêt pour le dialogue des cultures. J'ai notamment mené une mission à l'Unesco qui m'a passionnée. Ici, je retrouve ces enjeux et j'en suis ravie.  
Dans mon domaine d’activité, j’ai la chance de pouvoir travailler en tout autonomie. Jack Lang et le Secrétaire général nous font confiance à mon équipe et moi-même. C'est déterminant au quotidien. Nous avons la possibilité d'innover, de prendre des risques, de tester de nouvelles approches et c'est comme cela que nous avons pu développer autant l'activité.


A chaque exposition, il faut recréer ses réseaux, en fonction des pays concernés. Mais l'IMA a ses atouts : une mission à part dans le paysage culturel parisien, une programmation d'une grande qualité, un président très populaire.
Vos résultats évoluent-ils favorablement?

Progressivement, mais positivement, oui! Les montants collectés sont très bons pour une institution de la taille de l'IMA. Il existait un fort potentiel, ma mission est de l'exploiter au maximum. J'ai commencé par me concentrer sur le mécénat des entreprises françaises, puis j'ai élargi au monde arabe, et enfin commencé à me tourner vers les grands donateurs. Aujourd'hui, je réfléchis à initier des actions de collecte auprès du grand public.

Comment faire pour développer le mécénat dans une institution telle que l'IMA ?

 Quand on part de rien, on retrousse ses manches. C’est comme si on montait une start up. Développer le mécénat, c'est beaucoup de travail. Il s'agit d'un milieu très concurrentiel. Toutes les institutions culturelles se sont dotées d’un département dédié au mécénat, et nous sollicitons tous les mêmes entreprises. Or, ces entreprises font face à des contraintes budgétaires croissantes. Mais l'IMA a ses atouts : une mission à part dans le paysage culturel parisien, une programmation d'une grande qualité, un président très populaire. Et trouver des financements, c'est aussi une question de motivation. Je n'ai pas choisi l'IMA au hasard, je partage les valeurs incarnées par cette institution, je crois profondément à l'importance de sa mission. Aussi, je n'hésite pas à donner le maximum. Enfin et surtout, j'ai la chance de travailler à la tête d'une équipe – quatre personnes – fantastique, très engagée, qui produit un travail d'une grande qualité. Tous ces résultats seraient impossibles sans leur mobilisation.

Lorsque vous échangez avec une entreprise, comment vendez-vous les projets ?

L'idée est de donner envie à l'entreprise d'associer son image à une exposition ou tout autre projet. Il faut réussir à montrer qu'il existe une convergence entre les deux parties. C’est aussi montrer à l'entreprise qu'un partenariat avec l'IMA lui donnera accès à des événements très haut de gamme, avec des personnalités politiques et économiques de premier plan. L'IMA dispose réellement d'un réseau unique. Il faut lui faire valoir que, en devenant partenaire de l'IMA, l'entreprise pourra être présente sur les forums économiques où les PDGs sont nombreux. C’est un réel appui business que nous proposons. Bien sûr, j'adapte mon discours en fonction des entreprises afin de proposer des partenariats sur mesure.
 
Quelles sont les qualités d’un bon mécène ?
Généreux, touché et convaincu par la mission de l'IMA, croyant aux projets qu'il soutient. un «bon mécène» est à l'écoute, curieux, et ne va pas forcément vérifier la taille du logo sur les affiches! Certains traitent leur partenariat avec l'IMA comme un contrat, mais la plupart y mettent beaucoup d'humanité.
 

Yousra Gouja Surnommée « drôle de petit oiseau romantique », Yousra est étudiante en histoire et en arabe. Toujours à l’affût de tout, constamment habitée par l'envie de découvrir, d'apprendre et de... Lire la suite
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À propos de ce blog

Bienvenue sur le blog de l’Institut du monde arabe, lancé en octobre 2016.

Son but : donner la parole aux passionnés du monde arabe dans et hors de l’institution. Retrouvez les coups de cœur des équipes (livres, cinéma, musique, expos…), les portraits de personnalités, les regards d’intervenants sur des questions historiques, sociologiques, artistiques… Promenez-vous dans les coulisses de l’institution et des événements et suivez les actualités de la présidence de l’IMA.

La rédaction invite experts et amateurs, tous passionnés, à s’exprimer en leur nom sur toutes les facettes du monde arabe.

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