
Héritière de l’authentique tradition musicale gharnatie de l’école andalouse de l’Oriental, Bayane Belayachi a su marquer ce patrimoine musical par sa voix sublime et son jeu subtil à la mandoline. Elle est née dans une famille de grands mélomanes, qui lui choisirent pour prénom «bayane », la traduction en arabe de piano. Au-delà de l’originalité de son prénom, ses parents furent les premiers à découvrir son talent singulier, n’hésitant pas à la confier, dès son plus jeune âge, aux frères Mohamed et Nasreddine Chaaban, dirigeant à l’époque l’école de l’association Al Moussiliya de la musique gharnatie à Oujda. Après avoir reçu, à l’âge de 9 ans, le Premier prix de Chant lors de sa première participation au Festival Maghrébin des Musiques Gharnaties et Andalouses en 1990, elle a représenté le Maroc dans des manifestations culturelles organisées dans plusieurs pays arabes, tels que l’Algérie, à Tlemcen, Oran et Constantine ; puis au Bahreïn, en Syrie et en Jordanie, dans le cadre du Festival de Jarach. Bayane s’est également illustrée, toujours en compagnie de la Moussiliya, sous la direction du Professeur Ahmed Tantaoui, dans des pays occidentaux, dont le Portugal, l’Angleterre et la France.
Précurseur du concept d’harmonisation dans la musique gharnatie dans tout le Royaume, Belayachi, professeur d’éducation musicale depuis 2006, demeure la première voix à chanter intégralement la nouba, perpétuant ainsi la longue tradition des voix féminines interprétant la nouba avec raffinement artistique et élégance vestimentaire.
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Avec le soutien de la wilaya et de la mairie d'Oujda