22 avril 2026

Sophie Fontanel, “La 602e Nuit de Shéhérazade”

Que sait-on vraiment de Shéhérazade, la narratrice des Mille et Une nuits ? À l’occasion de la parution de son roman La 602e nuit de Shéhérazade (éd. Seghers), rencontre avec Sophie Fontanel, qui imagine le hors champ, l'envers du décor de ce texte fondateur.

Dans Les Mille et Une Nuits, Shéhérazade se porte volontaire pour épouser un roi cruel qui, depuis trois ans, par crainte d'être trompé, fait exécuter à chaque nouvelle aube la femme qu'il a épousée la veille. Laissant le roi suspendu à un récit qui n'a pas de fin, Shéhérazade, conteuse géniale, fait cesser le massacre, sauve sa peau et invente la littérature.  

En dehors de cela, que sait-on vraiment du personnage de Shéhérazade ? De ses pensées, de ses doutes, de son visage, de sa voix ? Rien… Selon une rumeur, son histoire serait contée dans la “602e nuit”, mais personne ne l'a jamais trouvée. 

Venise, années 1980 : l'excentrique Arménienne Anahide s'entête à initier à “la vraie histoire de Shéhérazade” sa jeune nièce, la narratrice... Il faudra des années à cette dernière pour accepter de transmettre à son tour le trésor qu'elle a reçu et pour raconter comment une femme, il y a plusieurs siècles, parvint à opposer sa lumineuse intelligence à la violence du monde. 

Du palais des Mille et Une Nuits aux canaux de Venise, des temps anciens à nos jours, les pans du récit s'entrecroisent, pendant que s'écrit la 602e nuit.

Sophie Fontanel, Shéhérazade et la 602e Nuit, roman, Éditions Seghers, 2026, 320 pages, 21 €

Sophie Fontanel © Tess Petronio

Rencontre animée par Lilia Hassaine

Lilia Hassaine

Lilia Hassaine

Lilia Hassaine est romancière, journaliste et chroniqueuse de télévision, prix Renaudot des lycéens pour son 3e roman, “Panorama” (Gallimard, 2023).

Avec le soutien de la Fondation Jean-Luc Lagardère sous l’égide de la Fondation de France

Les rencontres littéraires bénéficient du soutien de la Fondation Jean-Luc Lagardère qui réaffirme ainsi son engagement profond en faveur de la diversité culturelle. Depuis 2013, la Fondation Jean-Luc Lagardère est associée à l’Institut du monde arabe pour valoriser et diffuser en France la littérature arabe à travers un Prix qui récompense chaque année l’œuvre d’un écrivain ressortissant de la Ligue Arabe.