Madame Bovary, ma mère et moi est un roman de filiation et d’émancipation. Samira El Ayachi y explore avec finesse un angle mort de notre histoire collective : la santé mentale des femmes arrivées en France avec le “regroupement familial”, au tournant des années 80.
Quand le médecin demande : “Avez-vous des antécédents familiaux ?”, Salwa reste muette. Elle réalise qu’elle ne sait presque rien. Ni sur les maladies des femmes de sa lignée, ni sur leur histoire. Rien de ce qui a pu se transmettre à son propre corps. Pourtant résonnent en elle des douleurs sans nom, une envie folle de vivre, le silence d’une mère… et l’écho d’Emma Bovary.
De ce silence naît une quête. Entre une mère et sa fille se déploient les secrets, les exils, les tensions, les non-dits, et un chemin pour se rencontrer enfin.
Samira El Ayachi est née à Lens en 1979. Elle se consacre à l’écriture quand elle ne parcourt pas la France et le Maroc, à la rencontre de ses lecteurs.

Samira El Ayachi, Mme Bovary, ma mère et moi, éd. de L'Aube, 2026, 272 pages, 19,90 €

Samira El Ayachi. D.R.
Rencontre animée par Nadia Hathroubi Safsaf
Franco-Tunisienne, Nadia Hathroubi-Safsaf est journaliste, autrice et scénariste. Rédactrice en chef du Courrier de l’Atlas, elle écrit sur les questions de mémoire, d’égalité et de citoyenneté. Engagée dans la transmission des histoires entre les deux rives de la Méditerranée, elle développe des projets éditoriaux, littéraires et documentaires autour des diasporas et des mémoires.
Avec le soutien de la Fondation Jean-Luc Lagardère sous l’égide de la Fondation de France
Les rencontres littéraires bénéficient du soutien de la Fondation Jean-Luc Lagardère qui réaffirme ainsi son engagement profond en faveur de la diversité culturelle. Depuis 2013, la Fondation Jean-Luc Lagardère est associée à l’Institut du monde arabe pour valoriser et diffuser en France la littérature arabe à travers un Prix qui récompense chaque année l’œuvre d’un écrivain ressortissant de la Ligue Arabe.


