Expositions

Exposition de la Collection « Rabat-Cipango. Journal de bord »

  • 10 juillet 2018 - 30 septembre 2018
  • Du mardi au vendredi : 10h-18h / Les samedis, dimanches et jours fériés : 10h-19h / Fermé le lundi
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  • Tarif d'entrée au musée : 8 € (plein), 6 € (réduit), 4 € (12-25 ans)
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  • Musée (entrée au niveau 7)
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Exposition de la Collection « Rabat-Cipango. Journal de bord »

L’IMA, nouvel écrin de la haute couture.
Le musée de l’IMA accueille les dernières créations de Maurizio Galante 

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Jean Louis Coulombel

Couturier et designer, membre de la Chambre syndicale de la Haute Couture, Maurizio Galante a donné à découvrir sa vision réinterprétée des traditions et des métiers d’art du Maroc. 


Je crois que le travail artisanal raconte la culture d’un peuple, ses racines et que la mode n’est pas une chose futile. Elle peut donner une nouvelle vision, un nouvel espoir.
Maurizio Galante

« Fasciné par les errances des foules bariolées sur les quais des ports métissés qui habitent son imaginaire, le couturier colore le mouvement. Il l’enveloppe de branchies de soie qui permettent un échange respiratoire vital entre les cultures. La partition de la collection jouée avec les artisanes et les artisans de Rabat revêt les sonorités d’une respiration tissulaire rare qui réunit les bribes poétiques de rituels et de savoir-faire aux racines profondes.

Dans son univers hétéroclite, la géométrie d’un manteau de laine coupé dans un tapis berbère retourné, doublé d’un bleu cycladique, côtoie une djellaba de shibori japonais parsemée de reliefs teintés fraîchement libérés de leurs ligatures savantes. Le Obi d’un kimono ancien dialogue avec l’envers soyeux d’un sari rose de Trivandrum ourlé de motifs orangés réalisés à l’aiguille par les brodeuses de Rabat. Une bordure ajourée composée de fibres de cactus à la façon des caftans marocains les plus précieux souligne la construction épurée d’un tissage japonais mué en vêtement universel.

À cette confluence d’étoffes, de techniques millénaires et de finitions virtuoses s’ajoute l’amoncellement foisonnant de pièces disparates sur un même corps. Le poète-couturier dévoile les vagabondages d’une femme contemporaine qui tient à la fois de la princesse berbère et de la divinité hindoue, rencontrée au détour d’un jardin de Kyoto.» 

Leyla Belkaïd Neri, anthropologue du design et de la mode

Pour cette collection, Maurizio Galante a travaillé avec l’Association marocaine des enfants en situation précaire (AMESIP) qui a ouvert en 2016 un atelier de couture et de broderie à Rabat. Dix femmes et deux hommes ont participé à la confection des modèles de cette collection. Une première dans le domaine de la Haute Couture. 

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