28 mars 2026

Les fêtes lieux de moments et d'émotions partagés dans le Proche-Orient médiéval

Carte blanche à l'Ecole pratique des hautes études (EPHE)

Par l'Ecole pratique des hautes études, une exploration de la fluidité entre profane et religieux, personnel et collectif, à l’occasion de fêtes qui étaient des moments de partage et de réjouissances communes, créant des lieux et des liens communs. 

En considérant que les fêtes étaient d’abord des célébrations religieuses communautaires dans le monde arabe médiéval du Proche-Orient, on en oublierait que chrétiens et musulmans y ont souvent assisté ensemble, y ont vécu les mêmes émotions collectives et personnelles quelle que fût leur religion. Les livres des monastères montrent les musulmans venir se reposer ou festoyer dans les monastères chrétiens. 

Les foires étaient le lieu d’échanges commerciaux mais aussi familiaux et sociaux des différentes communautés religieuses qui s’y côtoyaient. Même une fête chrétienne comme l’Epiphanie pouvait être en Egypte, du temps des Fatimides un moment partagé avec les musulmans. 

Contre les visions étroites qui cantonnent les communautés à des identités figées, cette carte blanche entend explorer la fluidité entre profane et religieux, personnel et collectif à l’occasion des fêtes qui étaient des moments de partage et de réjouissances communes, créant des lieux et des liens communs. 

Avec :

  • André Binggeli, historien, philologue et directeur de recherche au CNRS (IRHT)
  • Jimmy Daccache, épigraphiste, maîtresse de conférence, Université de Yale, membre associée d’Orient et Méditerranée
  • Perrine Pilette, historien spécialiste du monde arabe médiéval, chargée de recherche au CNRS, membre d’Orient et Méditerranée 

Modération : Muriel Debié, historienne et syriacologue, directrice d’études à l’EPHE-PSL, membre d’Orient et Méditerranée