28 mars 2026

Jeux et enjeux panarabes : (ré)unir, célébrer et vivre le sport dans le monde arabe

Les Jeux panarabes sont nés du désir de renforcer les liens entre les États membres de la ligue arabe. À travers l’analyse de plusieurs éditions, de 1953, date des premiers Jeux, à nos jours, ils seront ici envisagés comme des espaces festifs où l’expression des émotions populaires, mises à l’épreuve par le sport, éclairent les enjeux du monde arabe.

À partir de 1947, la Ligue arabe cherche à renforcer les liens entre ses États membres par l’organisation régulière de compétitions sportives omnisports, visant à matérialiser une identité et une solidarité arabes régionales. Ainsi, dans le contexte de la guerre froide, des décolonisations et du tiers-mondisme, l’idée de Jeux régionaux émerge afin de (ré)unir le monde arabe par le sport : les Jeux panarabes. 

La première édition se tient à Alexandrie en 1953, lors du premier anniversaire de la prise de pouvoir par le mouvement des officiers libres, conférant à l’événement une portée à la fois nationale et régionale. Depuis, quinze éditions ont réuni les vingt-deux pays membres de la Ligue arabe. Dès lors, quelle place et quels rôles ces Jeux ont-ils occupés ? Quels enjeux politiques et géopolitiques ont-ils portés, et quelles passions ont-ils suscitées auprès des peuples arabes ? À travers l’analyse de plusieurs éditions, de 1953 à nos jours, les Jeux panarabes seront envisagés comme des espaces festifs où l’expression des émotions populaires mises à l’épreuve par le sport, éclairent les enjeux du monde arabe.

Avec :

  • Mahfoud Amara (en visio-conférence), professeur agrégé et spécialiste des Jeux panarabes, Faculté des Sciences et du Management du Sport, Université du Qatar  
  • Sylvère-Henry Cissé, journaliste, auteur et conseiller en communication, spécialisé dans le sport
  • Jonathan Hill, professeur d'Histoire International, Ecole des Etudes de Sécurité à King's College (Londres)
  • Cyril Polycarpe, maître de Conférences, INSPE, Université Marie et Louis Pasteur (Besançon), Laboratoire Culture Sport Santé Société

Modération : Pascal Charitas, maître de Conférences, UFR STAPS, Université Paris Nanterre, Laboratoire Institut des Sciences sociales du politique