Jeunesses et contestations dans le monde arabe
En partenariat avec le Nouvel Obs
Dans le monde arabe, la jeunesse joue depuis plusieurs décennies un rôle prépondérant dans les mouvements contestataires. Analyse d'un fait de génération qui bouscule les pouvoirs en place.
Dans les pays arabes et du Maghreb, la jeunesse – la Gen Z comme on l'appelle aujourd'hui –, s'est souvent mobilisée à l'occasion d'événements tragiques qui ont entraîné des vagues d'émotions populaires et collectives.
Hier, en Tunisie, lorsqu’un jeune marchand de fruits et légumes s’immolait par le feu, précipitait la chute de la dictature de Zine el-Abidine Ben Ali, longue de plus de vingt ans, et sonnait ainsi le départ des printemps arabes en Égypte, en Libye, en Syrie, au Yémen, et à Bahreïn. Aujourd'hui, au Maroc, lorsque huit femmes meurent lors de leur accouchement dans un hôpital à Agadir, en 2025. Les mobilisations, qui ont aussi eu lieu au Liban, en Irak et au Soudan en 2019 et en Algérie en 2020, pour des raisons économiques et politiques, montrent que la jeunesse contestataire, en quête de renouveau, de libertés, et d'avenir économique, est toujours un moteur dans les mouvements révolutionnaires.
Avec :
Mériam Cheikh, maîtresse de conférences en anthropologie à l'INALCO, spécialiste de la dissidence morale des jeunes des classes populaires au Maroc.
Layla Baamara, chargée de recherche à l'IRD depuis 2023, sociologue du politique, spécialiste de l’engagement, de l’action collective et des mobilisations protestataires en Algérie.
Yasmina Asrarguis, chercheuse spécialiste des Accords d'Abraham et des normalisations israélo-arabes à l’université de la Sorbonne-Nouvelle, membre de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient.
Modération : Dimitri Krier, journaliste au service Étranger du Nouvel Obs depuis 2023, couvrant principalement l'actualité du Moyen-Orient


