Prix du design de l'Institut du monde arabe : les lauréats 2026
L'Institut du monde arabe est heureux d'annoncer la liste des lauréats de la quatrième édition de son Prix du design.


LAURÉATE DANS LA CATÉGORIE « TALENT ÉMERGENT »
Aseel Alamoudi, “Playformation”, Arabie Saoudite, 2025
Aseel Othman Alamoudi (née en 1993) est une architecte et artiste saoudienne basée à Djeddah. Elle est titulaire d’un master en architecture du SCI-Arc (Southern California Institute of Architecture). Au cours de ses études supérieures, elle a développé un langage visuel unique qui sert de fondement à ses créations variées. Son expression artistique s’articule autour de la création d’objets à différentes échelles, allant de petites pièces complexes à de grandes structures architecturales.
The Curve et The Dot sont des sièges qui prolongent le langage propre aux aires de jeux. Inspirés par les jointures et les courbes naturelles des formations rocheuses d'AlUla, ils transposent les lignes géologiques en formes douces et ludiques. Bien que conçus comme des espaces de tranquillité, leur utilisation reste ouverte, créant ainsi des moments de transition entre le jeu et le repos, et intégrant ces assises du quotidien au paysage environnant.


LAURÉATS DANS LA CATÉGORIE « ARTISANAT CONTEMPORAIN »
Altin - Yasmine & Mehdi, “Our AlUla Trilogy”, Tunisie - Arabie saoudite, 2026
Yasmine et Mehdi sont un duo de designers unis par la vie et une vision commune : révéler les liens universels qui connectent les hommes, la nature et le vivant à travers le langage de l’artisanat. Formés en architecture intérieure (ENSAD, Paris) et en génie civil (UBS, Lorient), ils ont construit leur pratique créative au sein d’une entreprise familiale fondée en 2005, où de longues années de collaboration étroite avec des artisans à travers la Tunisie ont forgé un engagement profond et durable envers les savoir-faire locaux.
ALTIN est un studio de design fondé par Yasmine & Mehdi, dédié à la création de pièces sculpturales rares au croisement de l'artisanat tunisien et de la création contemporaine. Our AlUla Trilogy – Wadi, Waha et Yusr – est née d'une résidence à AlUla. Trois pièces en bois de palmier, fibrillum et fibres végétales qui capturent l'émotion d'un territoire et célèbrent le dialogue entre deux cultures du palmier : la Tunisie et l'Arabie Saoudite.


LAURÉAT DANS LA CATÉGORIE « PRIX DE L’IMPACT, ARAB BANK SWITZERLAND »
Foukhar Studio - Christopher Ghoussoub, “Foukhar Beit Chabeb”, Liban, 2026
À 22 ans, Christopher Ghoussoub est le dernier potier actif de Beit Chabeb, village libanais qui comptait autrefois plus de 200 potiers. Avec Foukhar Studio, il transforme cet héritage en projet d’impact : pièces en terre cuite faites main, grandes jarres pour le vin et l’huile, objets contemporains, transmission aux écoles et visiteurs, et ambition de bâtir un atelier capable de former une nouvelle génération, à même de revitaliser la région.


LAURÉATE DANS LA CATÉGORIE « GRAND PRIX »
Studio Salima Naji, “Tiznit Living Heritage Centre”, Maroc
Engagée dans de nombreux projets de protection du patrimoine oasien, Salima Naji fonde son agence au Maroc en 2004 pour proposer une alternative constructive, en privilégiant les technologies des matériaux premiers (terre et pierre) et biosourcés, dans une démarche d’innovation respectueuse de l’environnement. Rare femme à œuvrer dans le monde rural et le Sud marocain où elle est installée depuis 2008, elle fait œuvre de pionnière et contribue par son plaidoyer continu à modifier progressivement les pratiques architecturales et le code de l’urbanisme. Chevalier des Arts et des Lettres (2017), elle a reçu de nombreux prix nationaux et internationaux d’architecture.
À l’intérieur des anciens remparts (1810), un nouveau bâtiment entièrement construit en pisé a vu le jour : le Centre d’interprétation du patrimoine de Tiznit. Ce musée insuffle une nouvelle vie au site en le reliant au patrimoine immatériel et en intégrant l’architecture, l’un des thèmes des collections ethnographiques. Cela inclut la création d’une collection d’architecture vernaculaire présentée sous la forme de sanctuaires ou de fragments construits sur place par des maîtres artisans à l’échelle.

LAURÉAT DANS LA CATÉGORIE « PRIX DU JURY »
L'architecte jordanien Sahel Alhiyari
Sahel Alhiyari est le fondateur et directeur du cabinet Office of Sahel Alhiyari for Architecture. Formé à la fois à l’architecture et aux beaux-arts, il est diplômé de la Rhode Island School of Design et titulaire d’un master en architecture, spécialité aménagement urbain, de l’université de Harvard. Il a enseigné à l’université de Venise, à l’université de Harvard et à l’Université américaine de Beyrouth.
Ses travaux dans les domaines de l’architecture et des arts visuels ont fait l’objet de nombreuses publications et ont été exposés à l’échelle internationale. En 2002, Alhiyari est le premier architecte sélectionné pour le programme “Rolex Mentor and Protégé Arts Initiative”, dans le cadre duquel il travaille avec Álvaro Siza.
Sahel Alhiyari a siégé au jury du Prix Aga Khan d’architecture et, en 2024, a reçu le prix “Great Arab Minds” dans la catégorie architecture et design. En 2025, il s’est vu décerner l’Ordre du mérite du roi Abdallah II ibn Al Hussein.


LAURÉATE DANS LA CATÉGORIE « PRIX DU PUBLIC »
Areen Hassan, “Weaving the Land Back”, Palestine - Liban - Émirats arabes unis, 2025
Areen Hassan est une artiste textile palestinienne qui vit actuellement à Dubaï. Elle a obtenu sa licence en design et art textiles en Palestine en 2018, après quoi elle a rejoint des ateliers textiles de renom à Londres et à Stockholm. Ces expériences ont élargi son horizon, lui permettant d'explorer la polyvalence du textile en tant que support d’expression tout en affinant son approche personnelle.
Weaving the Land Back est une installation textile contemporaine réalisée entre la Palestine, les Émirats arabes unis et le Sud-Liban. L’œuvre réinterprète la broderie palestinienne à travers un langage textile contemporain façonné par des fils défaits à la main, créant ainsi des surfaces fragiles qui semblent brisées mais qui restent solides, reliées et continues. Réalisé en collaboration avec des femmes réfugiées palestiniennes de l’association Inaash au Sud-Liban, le projet explore la mémoire, le déplacement, la résilience et la continuité culturelle à travers les générations et les frontières.
















