Rencontres & débats

REPORTÉE | L’art et la manière de la Aïta | hommage à Bouchaïb El Bidaoui

Dans le cadre des Arabofolies, festival musical, des arts et des idées
  • 22 octobre 2020
REPORTÉE | L’art et la manière de la Aïta | hommage à Bouchaïb El Bidaoui

Pour des raisons indépendantes de notre volonté, cette rencontre est reportée à une date ultérieure. 

Nous vous remercions de votre compréhension.

 

Le patrimoine musical de la aïta, art populaire marocain porté par des cheikhates au verbe haut, fut un temps méprisé et frappé d’interdit. Il est aujourd’hui réhabilité par le travail de sauvegarde, d’interprétation et d’archivage de chercheurs, musiciens et musicologues. Retour sur un patrimoine poétique et festif, au fil d'une séance dédiée au grand chanteur Bouchaïb El Bidaoui, figure emblématique de l'art de la aïta

Partager la page

Bouchaïb El Bidaoui. D.R.

D’aucuns comparent la aïta à la geste hilalienne, un art combinant chant et poésie ; sa naissance remonterait à la dynastie almohade (XIIIe siècle). Les transformations sociales et urbaines qui ont affecté la société marocaine y sont pour beaucoup dans l’essor et la diffusion de la aïta; avec l’apparition des caïds dans des régions  rurales et agricoles telles Abda, Chaouia et Doukkala, la Aïta consigna, par la voix des femmes cheikhates, les faits et gestes d’une société partagée entre tradition et modernité.
On en dénombre neuf grands styles: Hasbaoui, Marssaoui  Zaeri, Chyadmi, Haouzi, Mellali, Jabli, Khouribgui. Ce patrimoine, un temps méprisé et frappé d’interdit, se trouve aujourd’hui réhabilité par un travail de sauvegarde, d’interprétation et d’archivage que l’on doit à certains chercheurs, musiciens et musicologues avec à leur tête Hassan Najmi, Ouled Bouaazzaoui, Ouled Ben Aguida et bien d’autres.
Cette rencontre se veut un hommage à un grand maître de la Aïta Marsaouia, Bouchaïb El Bidaoui (1929-1964), qui renouvela et popularisa cet art et bouscula son époque en se mettant dans la peau d’une femme chikha.  

Avec :

  • Hassan Najmi, poète, écrivain, chercheur. Président de lUnion des Ecrivains Marocains pour deux mandats : 1998-2005. Fondateur de la Maison de la poésie en 1996. Préside actuellement le Pen International-Centre Maroc. Auteur de plus dune vingtaine de textes (essais, romans et poésie), dont le chant de la Aïta, la poésie orale et la musique traditionnelle au Maroc. Ses ouvrages ont été traduits en plusieurs langues étrangères. 
  • Driss El Yazami, président du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger ; il a longtemps travaillé sur les questions des droits de lHomme et de lhistoire de limmigration en France. Il est notamment coauteur du rapport pour la création dun musée de limmigration, remis à Lionel Jospin en 2001.
  • Avec la participation exceptionnelle de Khalid Bouaazzaoui, artiste musicien et pilier de la troupe Ouled Bouaazzaoui, considéré comme le digne héritier de Bouchaïb El Bidaoui.

Rencontre suivie de la projection du film documentaire Le Blues des cheikhates de Ali Essafi

Maroc/Égypte, documentaire, 2004, 56’

Les cheikhates, chanteuses populaires du Maroc, sont à la fois les femmes les plus aimées et les plus marginalisées, et ce pour une seule et unique raison : leur liberté! Liberté de mœurs et de ton qui leur permettent, et à elles seules, de chanter l’injustice et le sort fait à la femme. Ce que Cheikha Aïcha résume avec des mots simples : « Notre vie est semblable à cette bougie qui brûle et se sacrifie pour que les autres voient ! »

Inscription à la newsletter

Pour recevoir toute l'actualité de l'Institut du monde arabe sur les sujets qui vous intéressent

Je m'inscris