|
|
 |
 |
À partir de 19h30, sur le parvis de l’IMA
Fête de la musique 2009
Dialogue des cultures avec Miana (raï), Youness («groove» marocain), Slim (populaire tunisien et oriental), Makhlouf (chanson kabyle) et DJ Malik. |
Pour la 21ème édition de sa propre version de la fête de la musique, l’IMA reconduit, encore et toujours, le concept «dialogue des cultures», qui correspond le mieux à sa vocation et à ses objectifs. A nouveau, une large place sera accordée aux musiques de la nouvelle génération, qui, ces dernières années, à l’image du raï ou de la transe gnawa, ont franchi le saut…international. Une fois de plus, également, l’occasion sera donnée à de nouveaux espoirs d’afficher leur talent.
Makhlouf, l’Andalou-kabyle
Né
le 15 Mai 1981 à Mekla (Grande-Kabylie), Makhlouf Aberkane a baigné, dès son
jeune âge, dans la musique, sous les encouragements d’une famille pratiquant
cette discipline. L’absence de son père décédé à un jeune âge le pousse encore
plus à chercher refuge dans la
chanson. Il se met à l’écoute du patrimoine, apprend bien des classiques avant
d’oser composer ses premiers titres. Son passage dans un conservatoire de
musique andalouse lui permet d’avoir les bases nécessaires et appropriées pour
perfectionner son art et se forger son propre univers. Et ce n’est pas un
hasard s’il parvient à séduire beaucoup de gens, surtout les jeunes, avec de
belles compositions qui traitent de l’amour, de la jeunesse et de la vie,
interprétées dans un style, le hawzi
(né dans les faubourgs de Tlemcen), qui exige de grandes capacités vocales. Les
quatre albums qui forment son répertoire contiennent de nombreux succès, en
langage mixte (kabyle et français), comme Amek Akmetsugh (comment veux-tu que je t’oublie), Vghighkem (je te veux), Impossible et Lwaldine
(hommage aux parents). En 2008, il a été remarqué en France lors de deux
concerts à Saint-Etienne et à Paris.
Les arabesques vocales de Miana
Celle qui se définit comme une
Miana
a grandi à Boufarik au son des chansons d’Oum Kalsoum, de Farid El Atrache et
des ténors du raï des racines. Comme bon nombre de ses camarades, elle a
effectué ses premiers pas musicaux dans des lieux underground, où sa voix
entêtante avait séduit d’emblée l’auditoire. A Paris, où elle s’installe dès
1990, elle poursuit sa carrière d’auteure-compositeur-interprète, en se
produisant, souvent comme chanteuse, parfois comme danseuse, dans diverses
petites scènes. C’est dans l’une d’elles que le producteur de U2 la remarque et
l’engage, en 1994, à étaler ses talents chorégraphiques dans le clip In The
Light. Côté musical, elle a été choisie
comme première partie par de nombreux artistes-stars égyptiens (Samir Badri,
Walid Tewfik…), algériens et maghrébins (Khaled, Mami, Faudel, Cheb Hasni,
Orchestre National de Barbès…) et turcs (Alarnazam Gullern). En 2001, elle
figure dans l’album Raï Meets Reggae<
à travers deux titres, dont un avec le célèbre jamaïcain Gregory Isaacs. Après
un premier album solo autoproduit, elle prépare actuellement un nouvel
enregistrement, dont tous les titres ont été écrits par ses soins.
Youness, le raï du renouveau
Révélé
en 2003 par un casting de la star académie, en version marocaine, Youness
Elguezouli, né le 11 avril 1983 dans la cité impériale de Fès, ce jeune homme à
la tête à la fois bien faite et bien pleine, a vite fait de soulever
l’enthousiasme devant le public qui l’écoutait. Ce soir-là, il avait interprété
une reprise d’un titre de Cheb Mami, avec qui il a, en commun, quelques
intonations et quelques inflexions de gorge, mais la comparaison avec son aîné
du raï s’arrête là. Youness a un autre background et beaucoup de solides
références, acquises à Meknès où il a grandi, au sein d’une famille mélomane. Etabli
à Strasbourg depuis 2003, Youness attend patiemment son heure. Pour l’instant,
on n’a pu l’apercevoir qu’à la faveur de deux Zénith parisiens (en 2004 pour le
100% Maroc et en 2008 lors d’une soirée exclusivement raï), en invité fugace
ayant conquis, le temps de deux ou trois morceaux, un auditoire survolté. Il
prépare, patiemment, l’enregistrement de son tout premier album qui sera peuplé
de chants sertis de thèmes lui tenant à cœur : les déchirements de l’exil,
les galères et l’amour ne rimant pas forcément avec toujours. Son vécu, quoi.
Slim, la furia du folk tunisien
Né à
Tunis, il y a 33 ans, Slim Ghanouchi, digne fils d’un père virtuose du luth, a
commencé sa carrière comme joueur de synthé dans un groupe qui se produisait
dans le lycée. Plus tard, tout en étudiant l’histoire et la géographie, il
intègre le club de musique à l’université. Suivent, à partir de 2001, une série
de prestations dans des cabarets à Djerba ayant pour noms Mary Queen, Bowling
ou Tarab, où il se distingue par des reprises tirées du répertoire mezwad(du nom d’une cornemuse qui est aussi le nom d’un
genre musical proche du raï par les textes et la rythmique) des influents Hedi
Habbouba et Fawzy Ben Guemra. Quand il s’est établi en France, Slim a travaillé
avec Cheb Imed avec qui il a animé plusieurs mariages et participé à des
concerts au Zénith de Rouen et dans quelques salles de Seine Saint-Denis. A
l’occasion de la fête de la musique, il interprétera quelques standards du
folklore tunisien très entrainants, ainsi que quelques succès de George
Wassouf, Warda, Abdel Halim Hafez et Raeb Alamé.
DJ Malik

|
 |
Le FICEP vous invite à un parcours musical international, et réunit pour l'occasion une vingtaine de centres et instituts culturels étrangers pour un voyage musical original dans Paris.
Programme (pdf) |
|
|