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Dahmane Ben Achour
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20h30 à lauditorium
Hommage à Dahmane Ben Achour
Avec Ahmed Larinouna, son ensemble et la chorale Amel
De « la Traviata » à landalou
Né en 1956 à Blida, berceau de la musique traditionnelle, Ahmed Larinouna est initié dès lâge de 10 ans au répertoire andalou, quil interprète dans la plus pure tradition orale. À 12 ans, il rejoint lassociation musicale Nedjma, fondée par le regretté Mohamed Toubal, avec laquelle il participe au 3e festival de musique andalouse en 1968, décrochant le premier prix. Ensuite, il sinscrit à lInstitut national de musique dAlger, avant de suivre, en 1978, une formation au Conservatoire Tchaïkovsky de Moscou. Un an plus tard, il améliore ses connaissances à lInstitut Gnéssine de Moscou, temple du chant lyrique, et étudie sur les pianos de Petrov. Il obtient en 1984 un diplôme de magister qui le consacre chanteur soliste et professeur de chant. Par la suite, Larinouna se produit dans les plus grandes salles de Russie. Il sera Lenski dans Eugène Oneguine et Gastone dans la Traviata; il chante les Lieds de Schubert en allemand et les mélodies de Fauré et Debussy en français. Mais cest pour ses chaleureuses interprétations de chants andalous en langue arabe que les moscovites lapplaudissent sans retenue. Avec sa thèse sur « lart vocal de la musique andalouse », il contribue à sauver cette musique fragilisée par la transmission orale. Seuls 12 des 24 modes de la nouba du VIIIème siècle sont en effet connus aujourdhui. De retour à Alger, il intègre le milieu artistique local, sactivant en qualité de professeur de chant à lInstitut national de musique dAlger, sans abandonner la recherche musicale. Il aborde le chant classique andalou par la théorie et le transcrit sur des partitions pour assurer sa large diffusion. Pour lui, tout musicien peut pratiquer lart andalou, quelles que soient sa sensibilité et son origine culturelle. Lors de cette soirée exceptionnelle, il interprètera quelques extraits du répertoire de Dahmane Ben Achour, originaire comme lui de Blida. Ce grand personnage de la musique classique algérienne, né le 11 mars 1912, effectue son apprentissage musical dans un
salon de coiffure, tenu par son père. Doté dune voix magnifique et maîtrisant excellemment la mandole, il ne tarde pas à se faire remarquer par Chérif Bencherchali, président de la prestigieuse association musicale blidéenne El Adabia. Plus tard, en 1934, il a comme guide et maître le fameux musicologue Mahieddine Lakehal, mais, cest au sein de lorchestre dirigé par Mohamed Fakhardji, que son destin de grand maître du hawzi et du aroubi saccomplit. Après un ultime concert dans lAlgérois, il meurt le 15 septembre 1976, à la suite dune intervention chirurgicale.
D'après Abou Tethi
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