Les membres du jury

FATEN HAMAMA


Sans conteste la Grande Dame de l'écran arabe depuis plus de quarante ans. Née le 27 mai 1931 au Caire, elle débute à huit ans sous la direction de Mohamed Karim dans Un jour heureux, aux côtés de Mohamed Abdelwahab. Ce film a marqué le commencement d'une carrière de plus de quatre-vingts films où elle a abordé tous les genres, souvent avec délicatesse et élégance. Elle a su se faire aimer par un large public arabe qui s'identifie à elle. Son premier grand succès est L'Ange de Miséricorde de Youssef Wahby en 1946, mais des films comme La Maison n °13 de Kamal El Cheikh ou Ton jour viendra de Saleh Abou Seif (où elle incame une Thérèse Raquin égyptienne) lui permettent d'atteindre le plus haut sommet artistique. Ils sont suivis d'autres chefs d'œuvre dans lesquels elle tient le rôle principal et qui marquent l'histoire du cinéma arabe. Parmi eux L'Appel du courlis et Le Péché de Henri Barakat, Nuit sans sommeil de Salah Abou Seif, Ciel d'enfer de Youssef Chahine ou les meilleurs films de Ezz El Din Zulficar et de Hassan El Imam. Qu'elle y soit paysanne, étudiante, serveuse ou fille pauvre victime de l'injustice, elle a toujours su être convaincante et se dépasser.

Espaçant ses rôles sans que sa gloire s'obscurcisse, dans les années quatre-vingt, elle encourage les jeunes talents en faisant preuve, pour ces rôles, d'une grande vitalité. Comme dans Je veux une solution de Saïd Marzouk en 1976 et Jour doux, jour amer de Khaïri Bechara en 1988.