
HORS-LA-VIE
Liban-France (1990)
Réalisation: Maroun Bagdadi.
Scénario: Maroun Bagdadi.
Adaptation et dialogues: Didier Decoin et Elias Khoury, librement inspiré du récit de Roger Auque.
Image: Patrick Blossier.
Son: Guillaume Sciama, Chantal Quaglio et Dominique Hennequin.
Montage: Luc Barnier.
Décors: Dan Weil.
Musique: Nicola Piovani.
Production: Galatée Films et Films A2 à Paris, Filmaphia à Rome, Lamy Films à Bruxelles.
Format/Durée: 35 mm, couleur, 1.85, l h 37.
Interprètes: Hippolyte Girardot, Rafie Ali Ahmad, Hussein Sberty, Habib Hammoud, Magdi Mach Mouchi, Hasan Farhat.
|
|
 |

Synopsis
Patrick, joumaliste photo-reporter, couvre la guerre à Beyrouth. Soudain, il bascule de l'autre côté de son Nikon en devenant acteur de la guerre qu'il regardait. D'acteur, il devient victime en étant pris en otage. On l'enferme, un bandeau sur les yeux. " Si tu nous vois, tu es mort " lui dit son gardien. La soif, la solitude, l'enfermement. Interminable nuit de l'otage qui ne voit pas le jour ou le visage de ses geôliers, qui veut savoir leur nom, leur bord, qui ne sait s'il va vivre ou mourir. Histoire d'une réclusion, histoire d'une ville et d'un peuple séquestrés par une guerre de quinze ans: 1975-1990 ...
" Un homme part à Beyrouth pour rapporter des images. Images d'une guerre si longue, si proche. La guerre, comme exclusion de la raison et prouesse de la barbarie. Il devient lui-même une image de cette guerre. L'image renversée d'une guerre à laquelle on assiste de loin, dans le raffinement d'une civilisation qui sait classer ses vins et sa gastronomie. Le délit de non-ingérence n'existe pas et les guerres, même lorsqu'on les regarde chez soi, devant la télé, on les fait dans la tête. Mais de loin, dans la sauvagerie du silence. "
Maroun Bagdadi
|
|