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Les établissements situés en bordure du désert appartiennent à une civilisation exclusivement fondée sur le contrôle d'eaux superficielles, intermittentes et allogènes. Le génie de ce type de contrôle repose sur une organisation très stricte de la masse d'eau admise sur les terres à irriguer, sur une gestion précise de l'eau ainsi recueillie, et sur une habileté remarquable qui permet de renouveler chaque année l'irrigation de tous les champs d'une même oasis.
Si l'on admet que les conditions climatiques en Arabie n'ont guère varié, au moins depuis le IIIe millénaire, on peut créditer les anciens Yéménites de la mise en pratique savante de ces systèmes d'irrigation. Cela suppose, au moins dès cette époque, une organisation technique complexe destinée à alimenter une population nombreuse, sédentarisée et experte dans le travail des champs. Shabwa, Raybûn et Barâqish montrent encore de nos jours les traces de réseaux d'irrigation avec leurs champs quadrangulaires "accrochés" aux canaux. À Marib, des digues successives barrant le wâdî Dhana et associées à des vannes en pierre sont édifiées au moins dès le IIe millénaire.
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Stèle inscrite Marib, VIIIè siècle av.j.-c. Calcaire, h 25cm Musée de Marib "Lhay a acquis et construit son barrage" |
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