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Voici 9000 ans environ, le Yémen est recouvert d'une végétation assez dense. Les lacs temporaires qui attirent le gibier, servent de campements aux chasseurs du Néolithique. Leurs abris aménagés dans les massifs gréseux tout proches sont ornés de figures gravées ou peintes. Dans la région de Saada, l'iconographie est variée : personnages en position d'orants, bouquetins, canidés et bovidés dont un buffle antique originaire de la Tanzanie. L'outillage taillé dans le silex, la quartzite ou l'obsidienne, se compose de pointes de flèches, de grattoirs et de racloirs.
Sur les hauts-plateaux du Hadramawt, un nombre considérable de monuments funéraires s'échelonnent entre le IVe et le IIe millénaire : des "cairns", des tourelles de pierres munies de longues queues et des tombes circulaires aux dalles dressées décorées de personnages. Plus tard, cette même région fournira quelques beaux exemples de ronde-bosse. Enfin, à l'àge du Bronze, les populations quittent ces hauteurs pour s'installer dans les affluents fertiles du wâdî Hadramawt. On suppose traditionnellement que des populations sémitiques s'infiltrant, pacifiquement ou de force, en Arabie du Sud au milieu du IIe millénaire y trouvent des cultures indigènes. Sur la côte de la mer Rouge, la Tihâma, de nombreux sites montrent que des sociétés pratiquant agriculture irriguée et pêche, entretiennent des relations étroites avec la côte africaine. Parlant probablement le kouchitique, elles occupent notamment, dès la fin du IIIe millénaire un établissement prospère, Sabr, dans la région d'Aden.
Bloc gravé d'un bouquetin Saada, wâdî Nushur,
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Tombe circulaire à al-Qibali avec des "stèles aux guerriers". 2e moitié du IIIe millénaire - début II millénaire av.j.-c. |
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