Jabal Arus. champs en terrasse

Les Anciens l'avaient bien compris, l'Arabie Heureuse est un milieu exceptionnel. Le toit de la péninsule Arabique, culminant à 3760 mètres près de Sanaa, reçoit les abondantes précipitations des moussons de printemps et d'été. Une agriculture sèche en terrasses permet, dès la plus haute antiquité, l'implantation de populations sédentaires. Les piémonts, arrosés de torrents aux crues violentes, comptent un chapelet d'oasis. "Le pays est fertile, le miel abondant, le bétail nombreux", rapporte Eratosthène. Au nord et à l'est des monts du Yémen, vers 700 m d'altitude s’étend une "contrée sablonneuse et stérile où poussent quelques palmiers, des acanthes et des tamaris... et où vivent les Arabes nomades, éleveurs de chameaux ".

C'est pourtant sur les marges de ces territoires arides, le désert de Sab'atayn, que se sont développés les principaux royaumes sudarabiques. Plus à l'est enfin, le plateau du Hadramawt offre des horizons dénudés, entrecoupés de wâdîs à la végétation luxuriante.


Jabal Arus.

Champs en terrasses





Crédits photographiques
Philippe Maillard - DAI/Burkhard Vogt - Hana Chidiac - S.Autum-Muizer - John Tsantes
copyright © 1998 Institut du Monde Arabe, Paris.