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L'histoire sudarabique s'ouvre avec le règne du souverain Karibîl Watâr fils de Dhamaralî vers la première moitié du VIIe siècle av. J.-C.. Il réussit à unifier la majeure partie de l'Arabie du Sud, au terme de huit campagnes victorieuses consignées dans une longue inscription à Sirwâh. À la fin de son règne, Saba domine tout le Yémen occidental, et les deux royaumes de Qatabân et du Hadramawt passent sous son contrôle indirect.
Les raisons de ce succès sont difficiles à saisir. Nous supposons une unité tribale préalable, une prospérité agricole entraînant un surplus démographique et une supériorité militaire face à des ennemis désunis, mais ce sont là de simples hypothèses. MARIB, CAPITALE DE SABA Les Sabéens ont élaboré dans leur capitale des formules architecturales et un art de la statuaire qui ont servi dexemples aux autres royaumes.
La plus grande ville d'Arabie du Sud, Marib, se situe au débouché du wâdî Dhana. L'abondance et la fréquence de ses crues explique l'étendue près de 10 000 hectares et la richesse de cette oasis. La ville, ceinte d'un rempart de 4,5 kilomètres environ, et dominée de nos jours par un tell médiéval, n'a curieusement jamais fait l'objet de fouille. Seuls deux sanctuaires hors-les-murs ont été dégagés : le "Mahram Bilqîs" ou "Temple d'Awwâm" en 1951-1952 par une mission américaine, et le "Arsh Bilqîs" ou "Temple de Barân" de 1988 à 1997 par les archéologues allemands.
Statue de Ma'adkarib, Marib, Temple d'Awwâm, vers le VIe siècle av. j.-c.
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Marib. Ruines du Temple de Barân. |
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