L'antique Nubie était parfaitement connue des auteurs occidentaux anciens. Les Grecs appelaient ce pays situé au sud de l'Égypte - sans rentrer dans les détails plus précis - l'« Éthiopie », c'est-à-dire le pays des « visages brûlés »  

Les résultats des fouilles les plus récentes ont montré que les cultures préhistoriques du Soudan précèdent celles de l'Égypte.   

Les dénominations devenues courantes pour les cultures nubiennes remontent à l'égyptologue américain George Reisner, actif sur de nombreux sites archéologiques de la vallée du Nil au début de ce siècle.  

Les sites de la culture du groupe A, entre le Ière et la IIe Cataracte, ont été repris ensuite par celle du groupe C.   

Les relations commerciales entre l'Égypte protohistorique et la culture du groupe A sont bien attestées. Avec l'aube des temps dynastiques, vers 3000 av. J.-C., commencent des affrontements militaires qui entraînèrent, lors des apogées de l'Égypte pharaonique, sous les trois Empires successifs, une domination temporaire de l'Égypte sur la Nubie.  

Bien que l'influence de l'Égypte recule au cours de la Première Période intermédiaire, le contact n'est jamais totalement interrompu.   

Le royaume de Kerma est, en fait, la seule culture nubienne qui ait été détruite par l'Égypte à l'occasion d'une campagne militaire.   

Vers 300 av. J.-C., une mutation intervint certainement dans l'élite dirigeante du royaume de Napata.   

L'intervention des souverains kouchites dans les combats défensifs des États syro-palestiniens contre l'Empire néo-assyrien provoqua, à deux reprises, l'invasion de l'Égypte par les Assyriens (en 671 et 666 av. J.-C.).  

Une fois que l'Égypte du Nouvel Empire (vers 1100 av. J.-C.) se fut retirée de la Nubie, une nouvelle culture nubienne put se développer à la faveur du vide politique ainsi créé ; elle allait bientôt attaquer vers le Nord.  

Les imposantes forteresses égyptiennes édifiées au Moyen Empire, à la hauteur de la IIe Cataracte, étaient dirigées contre une puissance militaire rivale, née à la faveur de la Première Période intermédiaire : l'État de Kerma, premier véritable royaume nubien.  

Parmi les visiteurs de Méroé, dans les premières décennies du XIXe siècle, se trouvaient aussi des aventuriers et des chercheurs de trésor, attirés par les légendes que l'on colportait alors sur le fabuleux « or de Méroé ».  

L'une des caractéristiques essentielles des cultures nubiennes, depuis le néolithique jusqu'à la période méroïtique, est la haute qualité de la production céramique.  

Pendant des millénaires, les cultures nubiennes ont renoncé à élaborer une écriture propre pour transcrire leur langue et sont restées anépigraphes.   

La conception égyptienne de l'univers est marquée par le concept de Maat, à la fois ordre du monde et justice immanente.   





Image : Jürgen Liepe
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