|
|
||||
|
L'intervention des souverains kouchites dans les combats défensifs des États syro-palestiniens contre l'Empire néo-assyrien provoqua, à deux reprises, l'invasion de l'Égypte par les Assyriens (en 671 et 666 av. J.-C.). La XXVIe Dynastie, originaire de Saïs et installée par les Assyriens, acquit peu à peu son autonomie en s'émancipant des rois kouchites, de sorte que le dernier de ceux-ci, Tanouétamani, dut quitter l'Égypte en 656 av. J.-C. La perte de l'Égypte entraîna, pour le royaume de Napata, une période de relatif isolement. On le mesure un peu plus tard, au IVe siècle av. J.-C., par les multiples fautes d'égyptien que l'on relève sur la stèle de Nastasen, la langue et l'écriture hiéroglyphiques ayant cessé d'être employées et pratiquées depuis l'époque des Kouchites. L'orfèvrerie reste, en revanche, d'une très haute qualité, comme on le voit dans le mobilier funéraire de la nécropole royale de Nouri. On remarquera la présence d'un plus grand nombre de formes autonomes, aussi bien pour des groupes d'objets qui n'ont pas d'équivalents en Égypte (étuis-cylindres) que pour certains motifs iconographiques. La position des bras propre aux déesses ailées sera reprise plus tard dans l'art méroïtique ; la structure formelle des manches de miroir, ornés de figures de divinités en ronde-bosse, se retrouvera dans l'architecture de Méroé. Dans la sculpture se développent aussi les particularités du style kouchite, qui commence à s'éloigner de l'héritage égyptien en accentuant sa composante « africaine » : les proportions sont plus ramassées, le type négroïde marqué par les lèvres lippues, le nez camus et le front bas. Les statues - la plupart du temps de grand format - proviennent des temples de Djébel Barkal, où s'épanouit une vaste ville-sanctuaire, comparable au Karnak des Égyptiens. |
||||
|
| ||||
|
|
||||
|
| ||||
|
|
||||
|
|
||||