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Bien que l'influence de l'Égypte recule au cours de la Première Période intermédiaire, le contact n'est jamais totalement interrompu. Le prince-gouverneur de Haute-Égypyte, Ankhtify, relate, dans les inscriptions de son tombeau de Moalla, des livraisons de blé en Wawat (Nubie), pour éviter une famine. Peu de temps après la réunification du royaume par Mentouhotep II, à la fin de la XIe Dynastie (vers 2000 av. J.-C.), on reparle d'actions militaires contre le Sud. La XIIe Dynastie (1994-1781 av. J.-C.) connaît la première phase d'une colonisation - cette fois planifiée - de la Nubie par l'Égypte. Pour protéger les caravanes commerciales et assurer l'accès aux carrières de pierre, ainsi qu'aux mines d'or du Wadi Allaki, dans le désert oriental, on construit à ce moment-là toute une série de forteresses entre la Ière et la IIe Cataracte, avec de puissantes fortifications dotées de chemins de ronde, de fossés profonds et de bastions en briques cuites. L'accomplissement de rites magiques (destruction volontaire de figurines représentant des ennemis enchaînés) est chargé d'assurer une protection supplémentaire. Les troupes d'occupation égyptiennes vivaient dans ces forteresses avec leurs familles, comme le montre le mobilier funéraire exhumé dans les tombes des cimetières rattachés aux établissements. Les contacts concomitants avec la culture nubienne du groupe C sont alors étroits. La frontière méridionale du royaume égyptien fut renforcée, sur la IIe Cataracte, par la double forteresse de Semna/Qoumna, que Sésostris III mentionne sur l'inscription historique de la stèle de Semna : cette stèle érigée par un homme dénommé Sobekhemheb atteste les fonctions de celui-ci comme prêtre du pharaon Sésostris III divinisé, longtemps après sa mort ; au Nouvel Empire encore, ce roi était honoré comme divinité locale à Semna. |
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