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Les dénominations devenues courantes pour les cultures nubiennes remontent à l'égyptologue américain George Reisner, actif sur de nombreux sites archéologiques de la vallée du Nil au début de ce siècle. Les sites de la culture du groupe A se concentrent dans la région comprise entre la Ière et la IIe Cataracte. Leur évolution historique s'articule en trois phases : une ancienne (3700-3250 av. J.-C.), une classique (3250-3150 av. J.-C.) et une récente (3150-2800 av. J.-C.). La culture du groupe A est ainsi quasiment parallèle à la culture protohistorique de Nagada, en Égypte, avec laquelle les échanges sont intenses. C'est ainsi que la grande jarre de stockage, trouvée dans une tombe nubienne, est à coup sûr une importation d'Égypte, sur laquelle on a ajouté, après coup, un dessin incisé. La région de développement du groupe A était placée sur une route commerciale par laquelle transitaient, vers l'Égypte, des marchandises précieuses venues d'Afrique, telles qu'ivoire et bois d'ébène, encens et peaux, ainsi que les premières cargaisons d'or. L'Égypte renforçant son emprise sur ses frontières méridionales, le groupe A semble avoir perdu le contrôle sur ces échanges, car les sépultures ne contiennent plus de jarres, d'armes ou d'ustensiles d'origine égyptienne. Le dépeuplement progressif de la Basse Nubie, à partir d'environ 2800 av. J.-C., eut peut-être aussi des raisons climatiques. La tradition d'ensevelissement dans des fosses à plan circulaire, surmontées d'un tumulus de terre, se prolonge néanmoins ; les agglomérations sont aussi marquées par des séries de trous de poteaux suggérant l'existence de huttes rondes. La forme de vase typique de la culture du groupe A est un bol profond à fond pointu, dont la décoration imite volontiers un cannage. Les décors figurés sont rares ; le motif répété du bétail atteste l'importance de l'élevage nubien dès cette époque ancienne. |
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