Au plus haut de l’échelle sociale se situait le tâjir, gros commerçant en perles et armateur. Les capitaines des bateaux pratiquaient, eux aussi, le négoce. Les perles étaient revendues directement en Inde, en Europe ou à des marchands étrangers venus spécialement à Bahreïn pour les acquérir. Le plus souvent les tâjirs étaient indispensables à la bonne marche du système ; ces hommes, enrichis grâce au commerce des perles, avaient en général accru leur fortune ensuite en se livrant à d’autres activités qui allaient du transport de marchandises aux prêts de capitaux. Le financement de l’activité perlière reposait donc sur eux.



 Image : Philippe Maillard
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