Succédant non sans logique à celui du désert, lAppel de loubli vient clore la série. Cest le groupe le plus étroit : sous ce label ne sont associés que quatre écrivains. Le seul aussi à ne comprendre aucun auteur mineur
Roland Barthes, Samuel Beckett, Jean Genet, Ernst Jünger : « Le Maroc, pour ces quatre auteurs a peu investi luvre, mais beaucoup, à un moment donné, la vie elle-même », écrit Abdeljalil Lahjomri auquel a été confié la présentation de cet appel ultime.
Tâche assez improbable, voire paradoxale, que celle consistant à réunir quatre auteurs pour la raison quils ont, chacun, aimé le Maroc mais que celui-ci napparaît pas dans leurs livres
Le Maroc, poursuit Abdeljalil Lahjomri, a joué dans leur vie « le rôle dun reposoir », ils sy sont rendus « pour sarrêter, sagenouiller, sabîmer dans un oubli momentanné, avant que le tourbillon de la vie ou de la création ne vienne simposer et reprendre ses droits ».
Quelles quaient pu être en définitive les motivations des écrivains, quelles quaient pu être les raisons qui les ont poussés, et les poussent encore, à venir au Maroc, on ne peut être quimpressionné au-delà de la multiplicité des découvertes et des anecdotes présentées dans lexposition, de nature à surprendre le plus cultivé des connaisseurs du Maroc « littéraire » par le nombre et la qualité de ces auteurs. Les rassembler, comme on la fait dans ce cadre, autour de leur passion commune pour le Maroc, constitue sans doute lun des plus beaux et des plus forts hommages quil soit possible de rendre au génie propre de cet extraordinaire pays.
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