Claude Farrère (1876-1957)

« Marrak’ch, novembre 1920. Hier j’arrivais à Marrak’ch au coucher du soleil. Je venais de Rabat ; j’en étais parti le matin. C’était donc presque tout le Maroc français traversé de part en part. Jadis, ma caravane aurait mis une semaine. Aujourd’hui, pour mon auto, huit heures avaient suffi… » in Trois histoires d’ailleurs, 1923.




Bien que Loti ait, en son temps, exhorté « S.M. le Sultan [à continuer] de ne vouloir ni parlement ni presse, ni chemin de fer ni routes », le Maroc, sous la pression française, s’ouvre bientôt à la modernité. Mais celle-ci, qui s’installe sous la houlette éclairée de Lyautey, ne va pas chercher – comme souvent ailleurs – à tout bouleverser : « dans tout son protectorat, le général Lyautey, artiste instinctif autant que politique avisé, a imposé aux agglomérations européennes de ne jamais se substituer ni se mêler aux agglomérations indigènes anciennes. On ajoute ; on ne remplace pas, et on détruit moins encore », pourra écrire Claude Farrère – qui s’est voulu « le Kipling du Maroc » –, ainsi que le rapporte Guy Dupré dans son texte de présentation à l’Appel de Lyautey.


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