Dialogue des cultures avec, par ordre d’apparition, DJ Malik, King Ramzy (hip hop), Tahtib (danse du bâton égyptienne), Djerba International (groove tunisien), Nafia (‘asri moderne algérien), Orchestre Abdelhak Ben Mansour (chaâbi et regada marocain) et Kader Japonais (raï)
Pour la 23e édition de sa propre version de la fête de la musique, l’IMA reconduit, encore et toujours, le concept « dialogue des cultures » qui correspond le mieux à sa vocation et à ses objectifs. A nouveau, une large place sera accordée aux musiques de la nouvelle génération, qui, ces dernières années, à l’image du raï ou des groupes adeptes des fusions avec le jazz ou la pop, ont franchi le saut… international.
Djerba International
Homère raconte, dans son Odyssée, qu’Ulysse et ses compagnons, après une halte à Djerba, ont failli oublier leur patrie à force de consommer les fleurs de lotus. Né dans cette île touristique, Kais Mellitli, lui, dès 1990, s’est abreuvé aux sources du patrimoine local, popularisé, notamment en France, par Raoul Journo et Kahlaoui Tounsi. Pour mieux le partager avec le plus grand nombre, il l’a associé à d’autres styles qui l’ont marqué : jazz, pop, soul, funk, rock, zouk…
Nafia, voix de velours
Nafia représente le courant ‘asri, un style flamboyant, entre chanson de charme et rythmique électrifiée, lancé en Algérie, au cours des années 1960, par Mahieddine Bentir, Abderrahmane Aziz et Mohamed Lamari. C’était l’époque des guitares électriques et des batterie-basse inspirée à la fois des mélodies locales et de la vague twist et rock occidentale. Elle excelle aussi dans le registre chaâbi algérois.
Orchestre Abdelhak Ben Mansour
Abdelhak a grandi au sein d’une famille de musiciens. Il s'est initié très tôt à la musique populaire et traditionnelle marocaine, et plus particulièrement au répertoire du châabi. En 1992, il produit son premier album Tafah el jnan, vendu à plus de 300 000 exemplaires au Maroc et en Europe. Cet opus, fruit de plusieurs années de travail, est une belle illustration de la qualité artistique de Ben Mansour à tous les niveaux, que ce soit pour les arrangements, les rythmes, les paroles ou cette voix qui lui vient du cœur, ... sans oublier sa maîtrise du violon et du ’oud qui a su charmer son public ! Il fait partie de ces chanteurs qui ont réussi à se forger une place dans la chanson marocaine châabie, dont il est devenu, en quelques années, une référence.
Kader Japonais, la nouvelle sensation raï
En partenariat avec l’AARC (Agence algérienne pour le rayonnement culturel)
Abdelkader Haibaoui, dit Kader Japonais, en raison de ses faux-airs asiatiques, n’est pas issu d’Oran, berceau géographique du raï, mais à Alger, dans le quartier populaire de Bab el Oued, un 11 mars 1978. Il s’est entiché, enfant, du genre oranais car il avait pour idoles Khaled, Cheikha Rimitti et Cheb Hasni. A ses débuts, dans les cabarets, la meilleure des écoles de formation raï, il se contentait de reproduire les standards des chebs, avant d’écrire ses propres chansons, mêlant raï, r’n’b et rap. Des titres à succès tels Ana Ouana, Nesamik Omri ou Haba Haba, interprétés d’une voix rauque et puissante l’ont fait entrer dans le gotha des stars algériennes