| L'expansion de l'Islam | |
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| La question de la succession |
| Chiites et sunnites |
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Au titre omeyyade de calife de Dieu, sera opposé, comme figure antonymique, celui d' " Imam ", Historiquement, les Sunnites sont les héritiers des musulmans qui se rallient à Moawiya (le concurrent d'Ali, il se proclame Calife et fonde la dynastie des Omeyyades). Ils reconnaissent la succession des quatre premiers califes et affirment que la direction de la communauté suppose :
Quant aux Chi'ites, ils considèrent, à la suite des partisans d'Ali, que seuls les descendants d'Ali et Fatima (fille du prophète), les imams ou " Guides de la Umma ".ont capacité à conduire la communauté. Dans les situations d'attente de type messianique, comme lors de certaines tentatives de prise de pouvoir, le titre d'Imam est parfois doublé par celui de Mahdi, " Celui qui suit la Voie Droite ". Les qualités de l'imam ne sont pas clairement précisées. L'assassinat d'Ali et le massacre de son fils par les Syriens (bataille de Karbala en 680) sont toujours commémorés par les Chi'ites comme une tragédie : l'extinction de la filiation directe de Muhammad. Ce sens du drame primordial, le caractère minoritaire du chi'isme, les persécutions répétées dont il a fait l'objet s'additionnent pour donner à cette tendance une tonalité souffrante et combattante, doloriste, selon les époques. Après le califat d'Ali, les Chi'ites accordent la dignité d'Imam à onze descendants du prophète. Le douzième meurt à l'âge de 8 ans. Selon la tradition, il s'est occulté, caché au regard des hommes et il reparaîtra à la fin des temps. Ce sera le Mahdi qui libérera le monde Le chi'isme comme le sunnisme connaissent leurs propres subdivisions internes, parfois plus vives que leurs oppositions. Il serait réducteur de résumer les unes et les autres à des questions de dogmes. |
| Les écoles juridiques |
| Les grandes dynasties |
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Deux siècles après la disparition de Muhammad, le monde arabo-Islamique a posé les bases de son unité culturelle, religieuse, linguistique. Le pouvoir, cependant, est éclaté. De l'est vers l'ouest, Bagdad, Le Caire, Cordoue sont les sièges d'autant de califats dont les frontières comme les subdivisions ne sont pas définitives. Trois zones principales, donc. La première, abbasside, couvre l'Iran et l'Irak du sud. La deuxième, fatimide, l'Égypte, la Syrie, l'ouest de l'Arabie. La dernière, andalouse, le Maghreb et l'Espagne musulmane; A partir du 10è siècle, l'histoire politique accélère les fractionnements. De petites entités émergent, s'installent pour des durées et des rayonnements discontinus. Nombre s'effondrent. Ces dynasties se prêtent mal à une description détaillée. Mais, on peut retracer les grandes lignes de cette dynamique d'émiettement. Les dynasties présentent un visage paradoxal et une ambition commune. Pour se maintenir au pouvoir, elles bâtissent des villes (ou les occupent) en s'appuyant sur les campagnes car l'industrie, le commerce et l'agriculture sont nécessaires à leur survie. Le désir de durer les amènent encore à peser les alliances et à s'entourer d'une cour, d'une garde militaire, de ministres étrangers qui à leur tour convoitent les avantages (ou les risques) du trône et se retournent contre leurs seigneurs. A Bagdad, les Seljoukides (des Turcs sunnites qui composent le gros de l'armée) deviennent souverains de fait au détriment des Abbassides et adoptent le titre de sultan ("détenteur du pouvoir"). Au 13è siècle, les tribus mongoles et turques d'Asie centrale renversent Bagdad avant de se convertir à l'Islam. En Égypte, Saladin, chef militaire d'origine kurde renverse les Fatimides (1171), gagne contre les Croisés et les anciens princes de nouvelles terres au sunnisme. Sa dynastie (les Ayyoubides) régna sur l'Égypte jusqu'en 1252, la Syrie et l'Arabie occidentale. Menacée par les Mongols, elle leur oppose des troupes d'esclaves militaires, les mamelouks, dont les chefs finirent par déposer les Ayyoubides, conquirent de nouvelles dépendances (dont les villes saintes d'Arabie) et se perpétuent en élites de soldats venues de Caucasie jusqu'en 1517. A Cordoue, le califat se scinda en petits royaumes. Ce qui autorisa les principautés chrétiennes du nord à entreprendre une reconquête qui fût contrariée par l'adhésion des populations berbères d'Afrique du Nord à la dynamique musulmane et par l'ascension de deux dynasties : les Almoravides, venant des confins du sud marocain, puis les Almohades dont l'empire, dans sa plus large étendue, recouvrait l'Espagne musulmane et depuis le Maroc jusqu'à la Tunisie (1130-1269). Enfin, de reconquêtes en conversions forcées ou en expulsions, les populations musulmanes (et avec elles les populations arabisées) se replient en Afrique du Nord. Aux marges de l'Andalousie, la Sicile avait déjà était aux mains des Normands venus d'Europe du nord. Les frontières des États arabes connaissent de profondes mutations sous l'effet des progressions militaires et des concurrences commerciales (animées par Venise et par Gènes). Mais, du côté de l'Orient une puissance inattendue était naissante aux limites de l'Anatolie et de l'Empire de Byzance. En 1453, les Ottomans prennent Constantinople et la baptisent Istanbul. Ce pouvoir d'ascendance turque se dresse en protecteur du monde de l'Islam et comme un défi face aux dynasties précédantes dont il précipite l'agonie ; Il défait les mamelouks, annexe le Proche Orient puis l'Afrique du nord et jette les fondement d'une autorité qui sous des formes diverses va perdurer jusqu'au sortir de la Première Guerre Mondiale. |