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23 Octobre 2006
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IRAK - GRANDE-BRETAGNE - ANNONCE D'UNE REDUCTION DES FORCES BRITANNIQUES DANS SUD IRAK
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« D'ici à la fin de cette année, près de 7 ou 8 provinces d'Irak sur 18 seront sous contrôle sécuritaire irakien direct ». C’est ce qu’a annoncé le vice-premier ministre irakien, Barham Saleh, en visite à Londres, après s’être entretenu avec le premier ministre britannique, Tony Blair. Les deux hommes se sont accordés sur le principe d'une sécurité assurée directement par l'armée irakienne dans le sud du pays. Barham Saleh a ajouté que les autorités de Bagdad faisaient leur possible pour que les forces de sécurité irakiennes soient en mesure d'assurer cette tâche. Alors que le général Richard Shirreff, commandant de l'armée britannique à Bassora, dans le sud de l'Irak, a estimé aujourd’hui qu'une « réduction raisonnable des forces britanniques dans le sud-est de l'Irak » était envisageable en 2007, le porte-parole du premier ministre britannique a refusé d'évoquer tout calendrier de retrait des troupes britanniques. Malgré l'annonce faite ce matin, la Grande-Bretagne s'est défendue de procéder à un changement immédiat de sa politique à l'égard de l'Irak. Pourtant, en raison de la dégradation de la situation sécuritaire en Irak, la question d'un changement de stratégie est ouvertement posée, tant à Washington qu'à Londres.
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20 Octobre 2006
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ARABIE SAOUDITE - LA MECQUE - SIGNATURE D'UN DOCUMENT SUR L'IRAK
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Des dignitaires religieux chiites et sunnites irakiens, réunis sous l'égide de l'Organisation de la conférence islamique (OCI), ont signé un texte dit "Document de La Mecque". Ce document, en 10 points, préconise l'arrêt de l'effusion de sang musulman en Irak. Il appelle, notamment, à la "libération des otages musulmans ou non musulmans", appelle le gouvernement irakien à "libérer les détenus innocents et à juger les responsables présumés de crimes de manière équitable" et encourage tout effort visant à réaliser "l'unité nationale, la sécurité et la paix en Irak". Le dirigeant radical chiite, Moqtada Al-Sadr, à la tête de l'Armée du Mahdi soupçonnée d'être très active dans les violences intercommunautaires, n'a pas participé à la rencontre. Quant au grand ayatollah Al-Sistani, figure emblématique des chiites, majoritaires en Irak, a fait savoir qu'il "bénissait" la rencontre.
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7 Septembre 2006
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USA - IRAK - TRANSFERT PROGRESSIF DU COMMANDEMENT MILITAIRE
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Le gouvernement irakien a signé, jeudi 7 septembre, un accord avec la Force multinationale, prévoyant le transfert progressif à l'Irak du commandement de son armée. "C'est un grand pas et un grand jour dans l'histoire de l'Irak", a déclaré le premier ministre, Nouri Al-Maliki (...) "La nouvelle armée irakienne se construit sur le courage de ses fils, qui vouent leurs vies à protéger leurs concitoyens. Aujourd'hui, la nouvelle armée irakienne se bâtit sur des valeurs autres que celles du confessionnalisme", a ajouté Nouri Al-Maliki, lors de la cérémonie de singnature organisée à Bagdad. L'accord signé avec le général américain George Casey, commandant la Force multinationale en Irak, stipule que le gouvernement irakien prenne, dans un premier temps, le commandement des "petites" forces aériennes et marines et de la 8e division de l'armée irakienne, basée dans le sud du pays. Les neuf autres continueront de dépendre de l'état-major américain, avant d'être progressivement transférées, au rythme que le gouvernement irakien souhaitera, a précisé un porte-parole américain, évoquant celui de deux divisions par mois. Un état-major unifié irakien sera mis en place. Il aura à terme autorité sur les différentes composantes de l'armée de terre, de la marine et de l'armée de l'air irakiennes, soit 115 000 soldats au total. La cérémonie a été qualifiée d'"événement majeur" par l'armée américaine.
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7 Juillet 2006
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IRAK - AFFRONTEMENTS ENTRE CHIITES ET SUNNITES
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Dans le cadre d'affrontements entre chiites et sunnites, plusieurs mosquées ont été attaquées en Irak, provoquant la mort de 15 personnes et des dizaines de blessés. Parmi les lieux de prière visés, deux mosquées chiites et trois mosquées sunnites ont été prises pour cible. D'autre part, l'armée américaine et les forces irakiennes ont mené une opération contre un quartier de l'est de Bagdad qui sert de bastion à l'Armée du Mahdi, la milice du chef radical chiite irakien Moqtada Al-Sadr. De violents accrochages auraient fait au moins 9 morts et une trentaine de blessés. Dans son opération, l'armée américaine a arrêté l'imam chiite d'une mosquée de Mahawil, située à 80 km au sud de Bagdad, qui vit à Sadr City.
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19 Juin 2006
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IRAK - BAGDAD - PROCES SADDAM HUSSEIN
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Les procureurs du Haut Tribunal irakien ont requis la peine de mort à l'encontre de Saddam Hussein et de deux de ses co-accusés, son demi-frère Barzan Al-Tikriti et l'ancien vice-président Taha Yassine Ramadan. Rappelons que le premier procès ouvert contre Saddam Hussein porte sur le massacre de 148 chiites en 1982 à Doujaïl, où il avait échappé à une tentative d'attentat. Dans son réquisitoire, le procureur général, Jaafar Al-Moussaoui, a affirmé que les prévenus devaient être jugés pour meurtre avec préméditation, emprisonnement et graves privations, tortures et exil forcé. L’ancien président Saddam Hussein a pris des notes durant toute l’audience et a accueilli ce réquisitoire avec un sourire impassible. Le calendrier établi par le juge Raouf Abdel Rahman, qui préside les audiences, prévoit la fin du procès en cours pour le 10 juillet, avec les ultimes plaidoiries de la défense. Ensuite, un panel de cinq juges devra se prononcer sur la culpabilité des accusés et fixer leur peine.
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13 Juin 2006
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IRAK - ETATS-UNIS - VISITE SURPRISE DE GEORGES BUSH A BAGDAD
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Le président américain George Bush, a effectué une visite surprise à Bagdad pour apporter son soutien au gouvernement irakien, à la veille d'une opération de sécurisation de la capitale irakienne à laquelle participent 75 000 soldats irakiens et américains.Le président Bush a aussi rencontré des soldats américains, et les a remerciés de « faire l'histoire ». A destination de l'opinion américaine, il a implicitement signifié que le transfert de responsabilités va s'accélérer, même s'il poursuit l'idée qu'un retrait ne peut être conditionné qu'au progrès de la prise en charge de la sécurité par les Irakiens eux-mêmes. De son côté, Donald Rumsfeld, le ministre américain de la défense, a indiqué que le général George Casey, à la tête de la Force multinationale en Irak, aura des entretiens avec les dirigeants irakiens dans les prochaines semaines « pour discuter de l'allure à laquelle nous allons pouvoir réduire nos effectifs ».
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8 Juin 2006
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IRAK - BAGDAD - GOUVERNEMENT IRAKIEN AU COMPLET
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Près de 6 mois après les élections législatives du 15 décembre 2005, le gouvernement irakien est enfin au complet. Le Parlement irakien a attribué les portefeuilles-clés de la sécurité aux candidats présentés par le premier ministre, Nouri Al-Maliki. Le général sunnite M. Abdelkader Djassim, chef d'état-major de l'armée de terre irakienne, a obtenu le portefeuille de la défense, M. Djaouad Al-Bolani (chiite), celui de l'intérieur et M. Chirwan Al-Waïli (chiite) celui du secrétariat d'Etat à la sécurité nationale.
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8 Juin 2006
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IRAK - BAGDAD - MORT D'ABOU MOUSSAB AL-ZARKAOUI
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Lors d’une conférence de presse à Bagdad, le premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, a annoncé la mort d'Abou Moussab Al-Zarkaoui, chef de la branche irakienne d'Al-Qaida. Sa mort, ainsi que celle de sept autres personnes est intervenue au cours d’une opération combinée des forces de la police irakienne et de la force multinationale, a précisé le premier ministre irakien. L’ambassadeur américain, qui se tenait à ses côtés lors de la conférence de presse, s’est félicité de ce « grand jour ». Un portrait du visage de Zarkaoui ensanglanté a été présenté un peu plus tard à la presse par l’armée américaine qui a précisé que ZarKaoui avait été tué la veille à Bakouba, à 60 km au nord de Bagdad. Zarkaoui, qui avait fait allégeance à Oussama Ben Laden, était l'homme le plus recherché par les Etats-Unis en Irak. Il avait ordonné un grand nombre d'attentats-suicides contre la majorité chiite irakienne et était soupçonné d'avoir décapité deux otages américains. La mort de Zarkaoui ne met pas pour autant fin à la violence en Irak : en fin de journée, l'explosion d'une voiture piégée tuait 7 personnes et en blessait 17 autres, dans le quartier chiite de Kazimiyah, dans le nord de Bagdad.
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1 Juin 2006
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IRAK - USA - ENQUETE SUR LE MASSACRE DE 24 CIVILS A HADITHA
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Parallèlement à une enquête criminelle menée par la marine américaine sur les circonstances de la mort de vingt-quatre civils - dont sept femmes et trois enfants - le matin du 19 novembre 2005, dans le village d'Haditha, à 250 kilomètres au nord-ouest de Bagdad, une enquête administrative dirigée par le général Eldon Bargewell, s'annonce explosive, selon des fuites publiées, entre autres, par le Washington Post du jeudi 1er juin. M. Bargewell dénonce le comportement de soldats et d'officiers, qui ont délibérément falsifié les informations livrées à leurs hiérarchie. Il met en cause l'attitude de ces derniers qui, au mieux, ont fait preuve de négligence. Dans un premier communiqué, daté du 20 novembre 2005, l'armée américaine annonçait que l'explosion d'une bombe sur le bord d'une route, à Haditha, avait provoqué la mort du caporal Miguel Terrazas et de quinze civils irakiens. En janvier, une autre version expliquait qu'après l'explosion, les marines auraient été pris sous des feux d'armes automatiques et seraient entrés dans plusieurs maisons pour riposter. Le scénario tenu pour le plus vraisemblable pour le moment, est celui de la vengeance aveugle qui animait une unité militaire ayant perdu l'un de ses hommes et qui serait entrée dans des habitations pour tuer leurs occupants civils arbitrairement.
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10 Mai 2006
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IRAK - BAGDAD - BILAN MACABRE DU MOIS D'AVRIL
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Alors que les corps de 13 personnes tuées par balle ont été retrouvés à Bagdad aujourd’hui, le Président irakien M. Jalal Talabani a déclaré, dans un communiqué, avoir reçu un rapport médico-légal prouvant que 1091 personnes avaient été assassinées en avril dans la seule ville de Bagdad. Le Président a affirmé que « de tels crimes vont à l'encontre de la religion, de la morale et de l'humanité ». Chaque jour, des dizaines de corps, généralement de personnes tuées par balles, parfois étranglées ou décapitées, sont découverts en Irak. Depuis l'attentat, le 22 février dernier, qui a détruit le mausolée chiite de la ville sunnite de Samarra, nombreux sont les enlèvements suivis d’exécutions sommaires, à caractère confessionnel. De son côté, le gouvernement d'union nationale que les Irakiens attendent depuis les législatives du 15 décembre pour mettre fin à ces violences, n'a toujours pas été formé.
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26 Avril 2006
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IRAK - ETATS-UNIS - VISITE SURPRISE DE M. RUMSFELD A BAGDAD
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Trois jours après la nomination deM. Jawad Al-Maliki (chiite) au poste de premier ministre, Donald Rumsfeld, le secrétaire à la défense américain, puis la secrétaire d'Etat, Condoleezza Rice, ont effectué une visite surprise à Bagdad dans le but de « montrer [le] soutien [des Etats-Unis] au nouveau gouvernement », selon les propos du secrétaire de presse du Pentagone, M. Eric Ruff, M. Rumsfeld s’est entretenu avec les principaux leaders irakiens et leur a exprimé le souhait des Etats-Unis de voir se former rapidement un gouvernement en Irak. L'administration Bush attend beaucoup du futur exécutif irakien qui, selon les vœux de M. Rumsfeld, devrait permettre le désengagement des troupes de la coalition conduite par les Américains et les Britanniques. M. Rumsfeld a d’ailleurs rencontré les principaux membres de l'état-major américain en Irak et a déclaré que la question du nombre des troupes américaines déployées en Irak allait dépendre « de l’évolution de la situation sur le terrain et des discussions avec le nouveau gouvernement ».
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22 Avril 2006
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IRAK - BAGDAD - DESIGNATION DU NOUVEAU PREMIER MINISTRE
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Après quatre mois d'impasse politique et après le retrait de la candidature du premier ministre sortant, Ibrahim Al-Jaafari, l'Irak a enfin un premier ministre désigné, M. Jawad Al-Maliki, un dirigeant du parti chiite Dawa. M. Jalal Talabani, reconduit à son poste de président de l'Irak, l’a donc chargé de former d'ici à 30 jours le premier gouvernement complet de l'après-Saddam Hussein. M. Jawad Al-Maliki (56 ans)était revenu en Irak à la chute de l'ancien régime, en 2003, après 23 ans d'exil en Syrie. Il a alors été un membre influent du comité chargé d'élaborer la nouvelle Constitution irakienne. Le président américain Georges Bush n’a pas manqué de saluer la formation de l’exécutif irakien.
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20 Mars 2006
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IRAK - ETATS-UNIS - TROIS ANS APRES LA "FIN" DE LA GUERRE
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Les Irakiens commémorent aujourd’hui le troisième anniversaire de l'invasion de l'Irak par la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis. Depuis la destruction, le 22 février dernier, d'un mausolée chiite à Samarra, les violences entre chiites et sunnites sont venues s’ajouter à une atmosphère déjà très tendue, laissant craindre une guerre civile : plus de 450 personnes ont été tuées dans les violences intercommunautaires qui ont suivi le dynamitage du mausolée de Samarra. De leur côté, les dirigeants du pays ne sont toujours pas parvenus à un accord sur un gouvernement d'union nationale, et cela plus de trois mois après les élections législatives du 15 décembre. En Europe et en Amérique, ce sont des dizaines de milliers de manifestants qui ont défilé samedi 18 mars pour protester contre la guerre en Irak. L’Italie et la Grande-Bretagne (entre 15000 et 80000 manifestants à Londres) ont rassemblé le plus grand nombre de manifestants. A New York, un millier de manifestants se sont rassemblés pour dénoncer une guerre qui a provoqué la mort de 2 300 soldats américains et de plusieurs dizaines de milliers d'Irakiens, et demander le retrait des troupes américaines. Le collectif antiguerre (ANSWER) avait appelé à plus de 400 manifestations à travers les Etats-Unis, alors que la popularité du président George W. Bush est au plus bas.
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19 Mars 2006
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IRAK - KERBALA - ATTAQUE AU MISSILE GRAD
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Alors que l'Irak continue d'être secoué par des violences entre chiites et sunnites depuis la destruction, le 22 février, d'un mausolée chiite à Samarra, une attaque au missile Grad s’est produite dans la ville sainte chiite de Kerbala. Selon le gouverneur de la ville, trois missiles Grad auraient été tirés en direction de Kerbala à partir de la région de Moussaïeb, située à 20 km au nord. Un seul missile a atteint la ville, ne faisant ni victime, ni dégât, d’après la police de Kerbala, qui a demandé à la Force multinationale une couverture aérienne continuelle pendant le pèlerinage. La ville de Kerbala accueille en effet des centaines de milliers de pèlerins pour marquer le quarantième jour de l'Achoura. Cette cérémonie est depuis deux ans la cible des attaques rebelles.
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15 Mars 2006
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IRAK - BAGDAD - PROCES DE SADDAM HUSSEIN AJOURNE
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Une fois de plus, le procès de Saddam Hussein a été ajourné. Avant d’écouter sa première déposition formelle, le Haut Tribunal a entendu son demi-frère, Barzan Al-Tikriti, qui a nié toute responsabilité dans le massacre des 148 villageois chiites à Doujail, au nord de Bagdad, après une attaque en 1982 contre le convoi présidentiel. Pour sa part, l’ex-Président irakien, qui se considère encore "président de l'Irak" a appelé les Irakiens à "résister à l'envahisseur et ses agents au lieu de s'entretuer". "Votre discours est politique et nous, en tant que tribunal, n'avons rien à voir avec la politique", a rappelé le juge Abdel-Rahmane, demandant à l’accusé d’entrer dans le vif du sujet, c'est-à-dire l’affaire de Doujail. Après une suite d’échanges tendus, le chef du Haut Tribunal pénal irakien a préféré imposer le huis clos, avant d'ajourner les débats au 5 avril.
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12 Mars 2006
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IRAK - BAGDAD - CARNAGE A SADR CITY
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L’explosion simultanée de six véhicules bourrés d’explosifs a provoqué un véritable carnage sur cinq marchés très fréquentés de Sadr City, dans l'est de Bagdad. C’est la journée la plus sanglante qu’a connue la capitale irakienne depuis plus d’un an: une cinquantaine de personnes ont été tuées sur le coup et quelque 250 personnes grièvement blessées. Ces violences, qui font suite à l'attentat perpétré contre le mausolée chiite de Samarra, le 22 février ainsi qu’aux représailles contre la minorité sunnite, laissent craindre une guerre civile imminente entre chiites et sunnites, selon certains observateurs. En outre, cette nouvelle flambée de violences intervient au coeur d'une crise politique sans précédent, les différents partis ne s'étant toujours pas mis d'accord, près de trois mois après les élections du 15 décembre 2005, sur les noms du prochain Premier ministre et des membres du gouvernement.
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10 Mars 2006
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IRAK - ETATS-UNIS - MORT D'UN OTAGE AMERICAIN
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Un porte-parole de l'administration américaine a déclaré à la presse que le corps de l'Américain Tom Fox, membre de l'ONG Christian Peacemaker Teams (CPT), a été retrouvé en Irak. Agé de 54 ans, il avait été enlevé le 26 novembre 2005 en Irak avec trois autres otages occidentaux. Un groupe inconnu jusqu'alors, "les Brigades des épées du droit", avait revendiqué leur enlèvement. Tom Fox, originaire de l'Etat de Virginie, s'était rendu pour la première fois en Irak en septembre 2004 pour travailler avec des organisations humanitaires irakiennes opposées à la guerre. A l’heure actuelle, quelque quarante étrangers ont été enlevés ou portés disparus en Irak, sans compter les disparitions de nombreux Irakiens.
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9 Mars 2006
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IRAK - ETATS-UNIS - PROCHAINE FERMETURE DE LA PRISON D'ABOU GHRAIB
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Les forces américaines en Irak ont annoncé leur décision de transférer, au cours des trois prochains mois, les 4537 détenus de la célèbre prison d'Abou Ghraib. Cette prison, symbole tout d’abord de l'oppression du régime de Saddam Hussein, avait été réaménagée par les Américains pour y installer les prisonniers de guerre puis ceux de la guérilla. Mais la publication, en avril 2004, de photos de prisonniers irakiens d’Abou Ghraib maltraités par des soldats américains avait provoqué un tel scandale que le président George Bush avait décidé, au mois de mai, de fermer cet établissement. Cette affaire a été considérée par l'administration américaine comme limitée à quelques militaires égarés et n'a finalement mis en cause aucun haut responsable de l’armée ou de l'administration américaine. Aucune date n'a encore été établie pour la fermeture de cet immense complexe de détention, construit sur 115 hectares par les Britanniques dans les années 1960 et située à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad. L’établissement devrait être remis aux Irakiens sans que l'on sache s'il restera ou non une prison.
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1 Mars 2006
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IRAK - BAGDAD - VAGUE DE VIOLENCES
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Deux attentats à la bombe se sont produits à Bagdad et ont provoqué la mort d’au moins 26 personnes, selon un bilan encore provisoire du ministère irakien de l'intérieur. Il y aurait également 68 blessés. Le premier attentat s’est produit au centre de Bagdad, une bombe ayant explosé dans un marché aux puces. Le deuxième attentat a été le fait d'une voiture piégée, garée dans une rue passante du quartier Al-Jadida, dans le sud-est de Bagdad. Un troisième attentat a également eu lieu dans le quartier de Kamaliya, dans l'est de la capitale, où une voiture piégée a explosé à proximité d'une mosquée sunnite, ne faisant ni victimes, ni dégâts matériels, selon une source du ministère de l’Intérieur. La veille, le 28 février, la capitale irakienne avait été frappée par un déchaînement de violences qui avait coûté la vie à au moins 60 personnes, dont 25 avaient péri lors d'une attaque près d'une mosquée chiite. Cette vague d'attaques fait suite au dynamitage, le 22 février, du mausolée chiite à Samarra. Le bilan des heurts confessionnels chiites/sunnites fait état de 379 morts.
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24 Février 2006
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IRAK - BAGDAD - INSTAURATION DU COUVRE-FEU
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Le gouvernement irakien a instauré le couvre-feu à Bagdad et dans les trois provinces environnantes. Cette décision fait suite aux 2 jours de violences meurtrières entre Chiites et Sunnites, déclenchées par l’attentat à la bombe qui a détruit mercredi 22 à l'aube le dôme de la grande mosquée chiite de Samarra. Ces violences confessionnelles ont déjà fait quelque 130 victimes. Les dirigeants irakiens, politiques et religieux, ont tour à tour souligné l’importance du retour au calme afin d’éviter à l’Irak de basculer dans la guerre civile. Les négociations sur la formation d'un gouvernement irakien ont été interrompues, la principale liste sunnite, celle du Front de la concorde, ayant suspendu sa participation. Les Sunnites ont boycotté la réunion au sommet que le président irakien, Jalal Talabani, avait organisé la veille pour unir les efforts de tous face à la spirale des violences. Ils reprochent au gouvernement d'Ibrahim Jaafari de ne pas avoir été "à la hauteur de ses responsabilités car il n'a rien fait pour contrôler la rue".
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22 Février 2006
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IRAK - SAMARRA - ATTENTAT CONTRE UN MAUSOLEE CHIITE
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Un attentat à l’explosif s’est produit à Samarra, au nord de Bagdad, dans le mausolée des imams Ali Al-Hadi et Hassan Al-‘Askari, dixième et onzième imams vénérés par les Chiites. L'attentat n’aurait pas fait de victime civile mais aurait gravement endommagé le mausolée, considéré comme un joyau de l’islam: une partie de la coupole couverte d'or s'est effondrée et un des minarets a été atteint. Ce mausolée représente un des quatre lieux saints les plus vénérés par les Chiites en Irak et également très respecté par les Sunnites, qui sont d’ailleurs majoritaires à Samarra. Selon le Conseil de sécurité nationale irakien, l’attaque serait le fait d’activistes sunnites. Le Premier ministre irakien, M. Ibrahim Jaafari, a décrété un deuil officiel de trois jours, alors que les autorités religieuses chiites, basées à Nadjaf, ont annoncé un deuil d'une semaine. Cette attaque inquiète les communautés chiites et sunnites d’Irak qui craignent des affrontements entre communautés. Le chef spirituel des Chiites, l'ayatollah Ali Sistani, a appelé à la tenue de manifestations «appropriées ». Du côté des Sunnites, le cheikh de la mosquée Al-Rissala, Ahmed Dayeh, a déclaré que «les habitants de Samarra dénonçaient unanimement cet acte criminel ».
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31 Janvier 2006
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IRAK - BAGDAD - ABSCENCE DE SADDAM HUSSEIN A L'AUDIENCE
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Le président irakien déchu, Saddam Hussein, quatre de ses coaccusés et leurs avocats ont refusé d'assister à la reprise de leur procès, réclamant la démission du nouveau président du Haut Tribunal pénal irakien, M. Raouf Abd-el-Rahman (Kurde). Ce dernier, accusé de partialité par la défense, a déclaré que le procès aurait lieu sans eux. Rappelons que l’audience avait été suspendue dimanche dernier, suite à des incidents entre la défense et le nouveau président du tribunal, lequel avait expulsé de la salle un accusé et son avocat. Cette expulsion avait entraîné le départ de toute l'équipe de la défense ainsi que les inculpés, dont Saddam Hussein.
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29 Janvier 2006
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IRAK - BAGDAD - NOUVEAU REPORT DU PROCES DE SADDAM HUSSEIN
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C’est dans la confusion que le procès de Saddam Hussein a repris aujourd’hui à Bagdad, sous la houlette du nouveau président du Haut Tribunal pénal irakien, le Kurde Raouf Abd el-Rahmane, nommé après la démission du juge Rizkar Amine. De nombreux incidents entre la défense et le nouveau président ayant émaillé cette huitième audience, le procès a été à nouveau reporté à mercredi ou jeudi. Saddam Hussein a encore accusé le Tribunal d'être aux mains des Américains et l’un de ses co-accusés a été expulsé. Quant aux avocats de la défense, ils ont menacé de boycotter les prochaines audiences et ont réclamé la " délocalisation" du procès à l'étranger.
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20 Janvier 2006
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IRAK - BAGDAD - RESULTATS DES ELECTIONS LEGISLATIVES
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La Commission électorale irakienne a annoncé les résultats définitifs des élections législatives irakiennes du 15 décembre dernier. Ce résultat intervient donc 36 jours après le scrutin, en raison de nombreuses contestations et vérifications. L’Alliance irakienne unifiée (AIU) arrive en tête avec 128 sièges sur 275. N’obtenant toutefois pas la majorité absolue, elle devra constituer un gouvernement de coalition. En deuxième position, la coalition kurde obtient 53 sièges. La liste sunnite du front irakien de la Concorde se voit attribuer 44 sièges. La liste chiite laïque de l’ancien premier ministre Iyad Allaoui obtient 25 sièges et 11 sièges vont à la liste du Sunnite Salah al-Motlak. La nouvelle Assemblée devra élire un président de la République, lequel formera un gouvernement parmi les membres du groupe parlementaire. L’actuel président irakien Jalal Talabani, qui a lancé l’idée d’un gouvernement d’union nationale, est candidat à sa réélection, alors que trois personnalités de la liste chiite ont annoncé leurs candidatures pour le poste de premier ministre: Ibrahim Al-Jaafari, dirigeant du parti Dawa et actuel chef du gouvernement irakien, Adel Abdel Mehdi, vice-président sortant et membre du Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (le CSRII dirigé par M. Hakim), ainsi que Nadim Jabiri, chef du parti Fadhila.
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3 Janvier 2006
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IRAK – ETATS-UNIS – CREDITS AMERICAINS POUR LA RECONSTRUCTION DE L’IRAK
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Une grande partie des crédits attribués par le Congrès américain pour la remise en état des infrastructures de l’Irak (18,4 milliards)aurait déjà été dépensé,au profit d’autres besoins jugés plus urgents,notamment la lutte antiguérilla. En effet,l’insurrection, de plus en plus difficile à maîtriser, a fait passer au second plan la réhabilitation du réseau électrique, du système scolaire, de l'adduction d'eau et même des infrastructures pétrolières. La priorité est devenue le recrutement, la formation et l'équipement des forces de sécurité. A titre d’exemple, les 3,2 milliards de dollars que Washington, en janvier 2004, envisageait de consacrer à la police et l'armée irakienne, devraient avoir doublé aujourd’hui. Même les projets de reconstruction à proprement parler ont consacré plus de 25 % de leurs budgets à la sécurité. D’après Stuart Bowen, l’inspecteur général de la reconstruction nommé par le Congrès américain en novembre 2003 afin de contrôler l'utilisation de l'argent du contribuable, la corruption impliquant des citoyens américains, des membres du gouvernement irakien et des entreprises locales et étrangères, explique également l’inefficacité de la reconstruction. Aujourd'hui, seuls 20 % des 18,4 milliards n'ont pas été utilisés et devraient l'être d'ici à juin 2007 pour terminer les projets en cours.
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15 Décembre 2005
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IRAK - ELECTIONS LEGISLATIVES
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Après les élections générales du 30 janvier et le référendum sur la Constitution du 15 octobre, la troisième et la plus importante des trois consultations de l'année se déroule à travers le pays. 15,8 millions d'électeurs irakiens vont désigner aujourd'hui les 275 membres de l'Assemblée nationale et permettre la mise en place d’un nouveau gouvernement. En choisissant de nouvelles institutions pour quatre ans, les Irakiens vont mettre ainsi un terme à des institutions "intérimaires", puis "transitoires". Le scrutin s'effectue au niveau régional, dans les dix-huit provinces du pays. Au total 212 listes sont en lice, dont 19 coalitions et pas moins de 7 648 candidats. Parmi ces 212 listes, l'issue du scrutin va principalement départager trois grandes coalitions : l'Alliance kurde, l'Alliance irakienne unifiée chiite et Les Sunnites. Rappelons que ces derniers, contrairement aux élections du 30 janvier dernier, ont décidé de ne pas boycotter le scrutin. Sur les 275 sièges du Parlement, 230 seront attribués aux 18 provinces et 45, appelés "sièges nationaux", seront alloués aux partis qui n'obtiendron pas de siège au niveau provincial, mais dont le score national sera assez élevé. La campagne électorale précédant ce scrutin aura été marquée par de nombreuses violences. Plus de 200 000 hommes ont d'ailleurs été placés en alerte et la force multinationale se tient prête à donner main forte en cas de besoin. Ce scrutin devrait ouvrir la voie au retrait progressif des forces étrangères.
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21 Novembre 2005
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IRAK - EGYPTE - LE CAIRE - FIN DE LA REUNION INTER-IRAKIENNE
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Après trois jours de débat, la réunion inter-irakienne du Caire, s'est achevée. Le texte final confirme la tenue, à Bagdad, d'une conférence de réconciliation nationale prévue fin février ou début mars 2006. Le document demande de fixer un calendrier de retrait des forces étrangères d'Irak et met l'accent sur la mise en place d'un "programme de reconstruction de l'armée irakienne "afin qu'elle contrôle la situation sécuritaire et qu'elle mette fin aux opérations terroristes". Un des objectifs principaux de cette réunion était de permettre le retour des Sunnites dans le jeu politique. Ces derniers ont décidé de participer aux élections générales du 15 décembre prochain alors qu'ils avaient boycotté celles du 30 janvier. De son côté, la branche irakienne d'Al-Qaida a publié un communiqué sur Internet, en réponse au président irakien qui s'était dit prêt à discuter avec les insurgés : "Il n'y aura entre nous et eux que le dialogue de l'épée et celui du sang."
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19 Novembre 2005
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IRAK - EGYPTE - LE CAIRE - REUNION PREPARATOIRE INTER-IRAKIENNE
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Le Caire accueille la réunion préparatoire à une grande conférence de réconciliation nationale prévue en Irak dans la dernière semaine de février 2006. Elle se tient sous l'égide de la Ligue arabe et a pour objectif principal de réintégrer les Sunnites dans le jeu politique irakien. Au cours de la réunion, le président irakien, Jalal Talabani, s'est dit prêt à discuter avec les insurgés : "Si ceux qui se décrivent eux-mêmes comme la résistance irakienne veulent me contacter, ils sont les bienvenus. (...) Je veux écouter tous les Irakiens, je suis déterminé à les écouter, même ceux qui sont des criminels et sont en procès."
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18 Novembre 2005
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IRAK - TRIPLE ATTENTAT
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Des attentats contre deux mosquées chiites à Khanequin, au nord-est de Bagdad, à la frontière avec l'Iran, ont entraîné la mort d'au moins 75 personnes et en ont blessé 90 autres. Les deux mosquées visées, la Husseinia al-Mazraa et celle du Mehdi, ont été détruites, d'après le ministère de l'intérieur. Il s'agit de l'une des attaques anti-chiites les plus sanglantes. Un couvre-feu local a été instauré. D'autre part, dans la même journée, un double attentat-suicide à la voiture piégée s'est produit dans le sud de Bagdad, à proximité de l'hôtel Hamra et du centre de détention de Jadriyah. Le bilan des victimes, qui fait état de 6 morts et de 40 blessés, risque d'être plus lourd car plusieurs habitations, dont un immeuble de deux étages, se sont partiellement effondrées sur les habitants. Selon le ministère de l'intérieur, l'attentat aurait visé le centre de détention. Appartenant en effet au ministère lui-même, il se trouve au cœur d'un scandale depuis que, dimanche dernier, l'armée américaine y a découvert des prisonniers maltraités et, pour certains, torturés.
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13 Novembre 2005
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IRAK - GRANDE-BRETAGNE - EVOCATION D'UN RETRAIT DES TROUPES BRITANNIQUES DU SUD DE L'IRAK
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"…D'ici un an, je pense à la fin de 2006, les troupes irakiennes seront prêtes à remplacer les forces britanniques au sud du pays", a déclaré le président irakien, Jalal Talabani, au cours d'une interview accordée à la chaîne de télévision ITV. Il a insisté sur l'aspect "graduel" que devait revêtir ce retrait et sur l'importance d'éviter un retrait prématuré qui aboutirait, selon lui, à une "catastrophe", à une "sorte de guerre civile qui affecterait tout le Proche-Orient". De son côté, le ministre britannique de la défense, John Reid, a estimé que quelque 8000 soldats britanniques stationnés surtout dans le secteur de Bassora, pourraient commencer à se retirer "au cours de l'année 2006. Tony Blair reste, lui, sur sa réserve et semble attendre les élections législatives du 15 décembre en Irak pour se prononcer sur le retrait des troupes britanniques. Ces élections législatives doivent aboutir à la formation d'un gouvernement irakien souverain. "Ils nous diront alors ce qu'il faut faire et quand partir", a déclaré le Premier ministre britannique. Des sondages réalisés en Grande-Bretagne montrent que 57 % des Britanniques souhaitent ce retrait et que 51 % veulent une date précise.
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11 Novembre 2005
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IRAK - MORT DU NUMERO DEUX DU REGIME DECHU DE SADDAM HUSSEIN
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Un communiqué signé du parti Baas dissous a annoncé la mort de l'ancien numéro deux du régime de Saddam Hussein, Ezzat Ibrahim Al-Douri. Recherché par les Américains, il était le "roi de trèfle" dans le jeu de 55 cartes diffusé par les Américains sur les responsables de l'ancien régime les plus recherchés depuis la chute de Saddam Hussein en avril 2003.
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5 Novembre 2005
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IRAK - ONU - RAPPORT VOLCKER
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Après dix-neuf mois d'investigation, le rapport de la commission Paul Volcker vient d'être rendu public. L'ONU avait chargé cette commission de faire la lumière sur l'affaire des pots-de-vin versés à Saddam Hussein avant la guerre de 2003, alors qu'un embargo international frappait l'Irak. Le rapport accuse 180 entreprises implantées en France d'avoir illégalement enrichi Saddam Hussein. Les enquêteurs de la commission ont eu accès à de nombreuses sources d'information onusiennes, commerciales, bancaires ou nationales. Le rapport fait état de sommes d'argent versées par ces entreprises (sciemment ou non) dans le cadre du programme "Pétrole contre nourriture" (programme mis en place en 1996 pour atténuer les sanctions prises contre l'Irak). Saddam Hussein aurait ainsi très vite utilisé ce programme comme outil de contournement de l'embargo, prélevant des taxes aux différentes entreprises, lesquelles les payaient le plus souvent en liquide.
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5 Novembre 2005
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IRAK - ETATS-UNIS - NOUVELLE OPERATION MILITAIRE
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L'armée américaine a lancé une nouvelle offensive baptisée "rideau d'acier" dans l'ouest de l'Irak, près de la ville d'al-Qaïm. Les Américains, qui ont déjà mené 4 opérations dans cette région depuis fin septembre, considèrent cette zone comme l'un des principaux axes d'infiltration de combattants étrangers. Les troupes engagées sont composées de 3500 hommes dont 1000 soldats irakiens. A l'approche des élections législatives du 15 décembre en Irak, un candidat sunnite a demandé "l'arrêt immédiat" de l'offensive militaire, menaçant de boycotter le scrutin.
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27 Octobre 2005
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IRAK - RESULTATS DU REFERENDUM DU 15 OCTOBRE
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Les résultats définitifs du référendum soumis aux Irakiens le 15 octobre dernier ont été annoncés: près de 7,8 millions d'électeurs ont approuvé le texte constitutionnel, soit 78, 59 % des votants. Bien que les Sunnites aient largement rejeté le texte, ils n'ont toutefois pas pu bloquer le processus politique. Le texte présenté est désormais moins laïque et nettement plus fédéral que l'ancienne Constitution.
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19 Octobre 2005
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IRAK - BAGDAD - OUVERTURE DU PROCES DE SADDAM HUSSEIN
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Le premier procès de Saddam Hussein s'est ouvert aujourd'hui à Bagdad, dans un bâtiment de la zone verte. Justiciable d'une douzaine d'inculpations, l'ancien président est jugé par le Tribunal spécial irakien (TSI) pour l'exécution et la disparition de 143 civils chiites de la petite ville de Doujaïl, au nord de Bagdad, massacre survenu en 1982 après des tirs contre le convoi du président déchu. Devant les 5 juges du TSI, Saddam Hussein a refusé de décliner son identité, se proclamant toujours président d'Irak et récusant d'emblée ce tribunal qu'il a qualifié d'"infondé". Rappelons que le TSI avait été créé par un décret pris le 10 décembre 2003 par l'ancien administrateur américain de l'Irak, Paul Bremer, soit trois jours avant la capture de Saddam Hussein. Après lecture, par Rizcar Muhammad Amin, le président kurde du tribunal, des accusations, l'ancien président irakien et ses 7 co-accusés (dont un demi-frère et un ancien vice-président) ont plaidé non coupables. Le procès a été ajourné pour permettre d'entendre, dans des conditions de sécurité optimales, les témoins attendus dans l'affaire. La prochaine audience aura donc lieu le 28 novembre. L'ouverture du procès a provoqué de vives tensions à Tikrit, le fief de Saddam Hussein, où des fidèles de l'ex-président ont manifesté en criant "Avec notre âme, avec notre sang, nous nous sacrifions pour toi, Saddam". Du côté de Doujaïl, des banderoles, réclamant "l'exécution du tyran", ont été déployées.
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15 Octobre 2005
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IRAK - REFERENDUM SUR LE PROJET DE CONSTITUTION
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Quelque 15,5 millions d'électeurs irakiens sont conviés au référendum constitutionnel posant la question: "Approuvez-vous le projet de Constitution ?". Les élections se déroulent de 7 heures à 17 heures dans 6200 bureaux de vote. Les Sunnites s'opposant à l'aspect fédéraliste du texte, des négociations avaient été menées ces derniers jours entre les différentes forces politiques du pays. Un accord, qui donne la possibilité au prochain Parlement élu d'amender la Constitution, a entraîné l'adhésion au projet d'une partie de la communauté sunnite. Si le "oui" l'emporte, le nouveau Parlement, élu le 15 décembre prochain, formera une commission qui devra par conséquent présenter des recommandations sur de possibles amendements dans les 4 mois qui suivent. Puis la Constitution sera adoptée, jetant ainsi les bases de l'Irak de l'après Saddam Hussein. Si le "non" l'emporte, le processus repart à zéro, entraînant l'élection d'un nouveau Parlement d'ici le 15 décembre. Une fois élu, il devra rédiger un nouveau projet de Constitution lequel sera soumis à un nouveau référendum avant octobre 2006. Les résultats seront connus mardi 18 ou mercredi 19 octobre.
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11 Octobre 2005
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IRAK - ACCORD SUR LE REFERENDUM DU 15 OCTOBRE
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Alors que les Sunnites avaient, le 8 octobre dernier, appelé les Irakiens au rejet du projet de Constitution, le principal parti sunnite, le Parti islamique irakien, a indiqué qu'il allait finalement appeler à voter "oui". Ce revirement s'explique par les intenses négociations qu'ont menées les responsables politiques chiites et kurdes avec les Sunnites, afin de rallier ces derniers au texte de la Constitution. Un accord aurait donc été conclu pour permettre d'amender éventuellement la Constitution, après l'élection de la nouvelle Assemblée le 15 décembre. Les Sunnites réclament en effet des changements dans le texte soumis au référendum le 15 octobre prochain. Ils considèrent, en particulier, comme excessifs les pouvoirs accordés, dans le projet fédéral de Constitution, aux administrations régionales par rapport au gouvernement central. Trois autres groupes politiques et religieux sunnites se prononceraient également en faveur du texte : le Conseil de dialogue national, le groupe Ahl as-Sunna et le Waqf (office des biens religieux). Rappelons que les Arabes sunnites représentent 20 % de la population irakienne et qu'un boycott sunnite au référendum pourrait bloquer le projet de Constitution soumis au peuple Irakien dans 4 jours.
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4 Octobre 2005
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IRAK - ETATS-UNIS - PROVINCE D'AL-ANBAR - DEUXIEME OFFENSIVE MILITAIRE
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Après l'opération militaire "Iron Fist" (main de fer) qui a fait une trentaine de morts depuis samedi 1er octobre, l'armée américaine a lancé une nouvelle offensive baptisée "River Gate" (porte du fleuve). A dix jours du référendum du 15 octobre sur la nouvelle Constitution irakienne, quelque 2 500 soldats américains ont pour objectif d'empêcher Al-Qaida "d'opérer dans les localités de la vallée de l'Euphrate", en s'attaquant à ses partisans réfugiés dans l'ouest de l'Irak. Les principales localités visées sont situées dans la province sunnite Al-Anbar, le long de l'Euphrate, à environ 200 km à l'ouest de Bagdad. Cette zone est considérée par les Américains comme l'un des principaux axes de pénétration de combattants étrangers en Irak et l'un des bastions rebelles.
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3 Octobre 2005
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IRAK - RAPPORT DE HUMAN RIGHTS WATCH
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L'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) a publié un rapport sur les violences en Irak. L'organisation met en cause trois groupes, Al-Qaida, Ansar Al-Sunna et l'Armée islamique, dénonçant "le ciblage délibéré de civils" et qualifiant ces actes de "crime de guerre". HRW fait également état de 12 300 prisonniers détenus par les forces américaines sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux. Rappelons que le mois de septembre a été particulièrement meurtrier : 702 Irakiens ont péri dans les violences, dont 559 civils, soit une augmentation de 33 % par rapport au mois d'août (526 morts). Selon des statistiques des ministères irakiens de la santé, de l'intérieur et de la défense, 848 personnes ont également été blessées.
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1 Octobre 2005
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IRAK - ETATS-UNIS - PROVINCE D'AL-ANBAR - NOUVELLE OPERATION MILITAIRE
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L'armée américaine a lancé une nouvelle opération militaire baptisée "Iron Fist" ("Main de fer"), près de la frontière syrienne contre les insurgés sunnites irakiens et les combattants du mouvement Al-Qaida. Les quelque 1 000 soldats américains qui participent à cette opération ont pour objectif d'améliorer la sécurité avant le référendum constitutionnel du 15 octobre en empêchant, notamment, les combattants étrangers de s'infiltrer en Irak par la frontière syrienne. La population fuit les combats. Depuis le 7 mai, c'est la neuvième opération d'envergure menée par les forces américaines dans la province sunnite d'Al-Anbar, considérée comme l'un des principaux foyers de la rébellion.
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18 Septembre 2005
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IRAK - ERBIL - FOIRE DE BAGDAD
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Alors que l'Irak est plongé dans un cycle de violences (une série d'attentats a fait 150 morts à Bagdad, mercredi 14 septembre), c'est la ville d'Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan, qui a accueilli la foire internationale de Bagdad. Organisée du 14 au 18 septembre par la chambre de commerce américano-irakienne, elle a rassemblé quelque 231 exposants (irakiens pour la plupart mais également américains, arabes, turcs, allemands…). Les clients étant peu enclins à investir dans les conditions actuelles du pays, la foire s'est transformée en conférence sur la reconstruction de l'Irak, prolongeant ainsi les différentes conférences tenues à ce sujet hors du pays.
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18 Septembre 2005
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IRAK- BAGDAD - LA NOUVELLE CONSTITUTION REMISE A L'ONU
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Le Parlement irakien a transmis le projet définitif de sa Constitution à l'ONU. Les dernières modifications du texte concernaient des articles relatifs à l'identité de l'Irak, aux prérogatives du Premier ministre et au partage équitable des ressources en eau. Le projet de Constitution sera publié sous peu puis soumis à un référendum le 15 octobre.
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31 Août 2005
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IRAK - DRAME DANS LA COMMUNAUTE CHIITE
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Près d'un millier de chiites irakiens ont trouvé la mort dans un vaste mouvement de panique. Ce drame s'est déroulé alors que des dizaines de milliers de chiites se dirigeaient vers le mausolée de leur septième imam, Moussa Al-Kazem, dans le nord de Bagdad, pour le pèlerinage marquant l'anniversaire de sa mort. Les pèlerins franchissaient alors le pont enjambant le Tigre, lorsque la rumeur d'un attentat suicide s'est propagée dans la foule. La panique a provoqué la chute de nombreux pèlerins. D'autres ont été piétinés ou étouffés. Le Premier ministre, Ibrahim Al-Jaafari, a décrété trois jours de deuil dans l'ensemble du pays. L'Association des oulémas sunnites a présenté ses plus sincères condoléances.
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28 Août 2005
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IRAK - PRESENTATION DE LA CONSTITUTION
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La mouture définitive de la nouvelle Constitution irakienne a été déposée au Parlement. Sa ratification finale se fera par référendum avant la date limite du 15 octobre. Cependant, les principaux représentants de la communauté arabe sunnite en Irak (hormis les Kurdes) n'ont pas avalisé ce projet et appelleront à son rejet. Leur vote pourrait peser sur le résultat du référendum puisque, selon la Loi fondamentale, il suffirait que les 2/3 des électeurs de 3 régions refusent le document pour aboutir à son rejet final. Les réserves sunnites concernent le fédéralisme qui, selon eux, mettrait en danger l'unité du pays. Des Irakiens laïques contestent eux aussi cette structure fédéraliste, de peur de voir le pays se diviser sur des bases ethniques et religieuses.
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11 Juin 2005
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IRAK - FRANCE - FLORENCE AUBENAS ET HUSSEIN HANOUN LIBERES
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Après 5 mois de captivité en Irak, la journaliste française Florence Aubenas et son guide irakien Hussein Hanoun ont été libérés.
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5 Juin 2005
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IRAK - ETATS-UNIS - OPERATION ECLAIR
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L'opération "Eclair", lancée le 29 mai et destinée à sécuriser Bagdad, aborde sa deuxième semaine. Ce vaste déploiement de 40 000 soldats et policiers irakiens appuyés par près de 10 000 soldats américains, s'est déplacé au sud de la capitale irakienne, dans le secteur de Latifiya. Cette opération a conduit à l'arrestation de quelque 1116 suspects. D'après le porte-parole du gouvernement, Leith Koubba, l'opération serait un succès et le centre de Bagdad serait désormais beaucoup plus sûr, même si les attaques se poursuivent. Par ailleurs, 2 des hommes d'Abu Mussab Al-Zarkawi, Mollah Mehdi et Motlek Mahmoud Motlek Abdallah, ont été arrêtés à Mossoul.
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16 Mai 2005
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IRAK - ETATS-UNIS - SYRIE
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La secrétaire d'Etat, Condolezza Rice, a réitéré lundi, les accusations américaines à l'encontre de la Syrie, affirmant que les Etats-Unis allaient "réexaminer ce que les voisins (de l'Irak)peuvent faire -paticulièrement les Syriens- pour arrêter de soutenir les combattants étrangers qui, nous le pensons, sont réunis sur le sol syrien, traversent la frontière et provoquent la mort d'Irakiens innocents". Par ailleurs, le grand Ayatollah Ali Al-Sistani et le leader radical chiite Moqtada Al-Sadr ont lancé, lundi 16 mai, un appel au calme et à la fraternité entre chiites et sunnites en Irak. "Les foces occupantes, a déclaré Moqtada Al-Sadr dans une conférence de presse, essaient de semer la division au sein du peuple irakien. Mais il n'y a pas de chiites et de sunnites, il n'y a que des Irakiens."
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28 Avril 2005
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IRAK - GOUVERNEMENT - PARLEMENT
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Le Parlement irakien a voté, jeudi 28 avril, la confiance au gouvernement du premier ministre chiite Ibrahim Al-Jaafari. Les deux postes de vice-premier ministre ainsi que les titulaires des ministères de la défense, du pétrole, de l'industrie, de l'électrité et des droits de l'homme restent encore à désigner. Parmi les membres de ce gouvernement, les observateurs notent la présence de Ahmed Chalabi, chiite, comme vice-premier ministre irakien et ministre du pétrole par intérim. Cet ancien protégé des Américains était poursuivi par la justice du royaume de Jordanie. Est mentionné également Hoshyar Zebari, Kurde, comme chef de la diplomatie irakienne. Après le poste de président de la République, les Kurdes obtiennent un ministère stratégique, celui de la diplomatie, dans une région où les Kurdes sont nombreux, en Turquie, en Iran et en Syrie. Enfin, Iyad Alloui, l'ancien premier ministre, chiite, a été nommé ministre de l'économie. Son "bloc", qui dispose pourtant de quarante députés à l'Assemblée, n'est pas représenté au nouveau gouvernement.
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13 Avril 2005
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FRANCE - ARABIE SAOUDITE - VISITE OFFICIELLE DU PRINCE ABDALLAH
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Le président français Jacques Chirac a reçu le prince héritier saoudien Abdallah Ibn Abd el-Aziz, âgé de 81 ans, pour une visite officielle de deux jours en France. Ce dernier, dont la dernière visite à Paris remonte à juin 2001, dirige de facto le royaume saoudien depuis que son frère, le roi Fahd, a été victime d'un accident en 1995. Les principaux sujets à l'ordre du jour de la visite sont le conflit israélo-arabe, le Liban et l'Irak. Au plan bilatéral, le prince Abdallah doit évoquer, avec les dirigeants français, la coopération dans la lutte antiterroriste. De nouveaux accords de coopération doivent être signés entre les deux pays liés par un " partenariat stratégique ". Le prince héritier saoudien Abdallah Ibn Abd el-Aziz sera reçu par Georges Bush, dans son ranch du Texas, le 24 avril, puis terminera sa tournée par le Canada.
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5 Avril 2005
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IRAK - ELECTION DU NOUVEAU PRESIDENT IRAKIEN
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Le Parlement irakien, issu des élections du 30 janvier dernier, a élu le dirigeant kurde Jalal Talabani au poste de chef de l'Etat, par 228 voix sur 275. Le nouveau Président irakien est aidé de deux vice-présidents, M.Ghazi Al-Yaouar (le président sortant par intérim) et M. Adel Abdul Mahdi (le ministre des finances sortant). A eux trois, ils composent désormais le Conseil présidentiel, chargé de désigner un Premier ministre qui formera ensuite son gouvernement. Cela faisait des semaines que les deux principales factions politiques, chiite et kurde, débattaient de la composition du nouveau gouvernement. Malgré leur boycott des élections du 30 janvier, des représentants de la communauté sunnite font partie du nouveau Parlement : 17 parlementaires sur un total de 275. Chiites et Kurdes auraient aussi convenu que le dirigeant chiite Ibrahim Jaafari succéderait à Iyad Allaoui au poste de Premier ministre. Cette nomination devrait être officialisée jeudi.
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23 Mars 2005
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FLORENCE AUBENAS - HUSSEIN HANOUN
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Réunis à l'initiative de Reporters Sans Frontières (RSF), dix journalistes français, anciens otages, Jean-Paul Kauffmann, Georges Hansen, Jean-Luois Normandin, Roger Auque, Michelle Aay-Gavras, Jean-jacques Le Garrec, Roland Madura, Ivan Cereix, Jérôme Bony, Eric Giet, ont appelé mercredi 23 mars à la libération de Florence Aubenas ainsi que son guide Hussein Hannoun enlevés le 5 janvier 2005 à Bagdad. Le texte de l'appel a été rédigé par Georges Malbrunot et Christian Chesnot, anciens otages en Irak, qui n'ont pu participer à cette manifestation au parvis des droits de l'homme au Trocadéro. "Nous savons par expérience combien est destructrice l'injustice de cette détention, l'absence de nouvelles, l'incertitude du lendemain, et la sensation d'abandon. (...) C'est pourquoi la mobilisation est essentielle" rappelle le texte.
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16 Mars 2005
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IRAK - ASSEMBLEE NATIONALE TRANSITOIRE
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275 députés de l'assemblée nationale transistoire, élus récemment, ont prêté serment lors d'une séance inaugurale tenue mercredi 16 mars. La réunion a duré quatre-vignt dix minutes et s'est achevé sans fixer de nouvelle date de réunion ni élire son président. Les tractations pour former le prochain gouvernement sont toujours en cours principalement entre kurdes et chiites.
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22 Février 2005
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IRAK - CHOIX DU PREMIER MINISTRE
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La liste chiite de l'Alliance irakienne unifiée (AIU), qui contrôle désormais 51% de la nouvelle Assemblée irakienne, vient de proposer Ibrahim al-Jaafari, actuellement vice-président du gouvernement transitoire, au poste de premier ministre. Cette décision intervient après le retrait d'Ahmed Chalabi, candidat chiite qui ne faisait pas l'unanimité. Ibrahim al-Jaafari doit obtenir l'approbation de 60% des 275 membres de l'Assemblée pour être confirmé à ce poste de premier ministre. C'est pourquoi l'AIU mène actuellement des négociations avec la liste des partis kurdes, arrivée en 2ème position aux élections générales. Mais les les Kurdes semblent réservés face à ce candidat qui dirige le parti chiite "al-Daawa al-islamiyya" (l'appel islamique). De leur côté, les Kurdes ambitionnent de faire accéder un des leurs à la présidence de l'Irak.
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1 Février 2005
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IRAK - SULEYMANYE
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"Pour les Kurdes, obtenir la présidence de l'Irak n'est que justice !" a déclaré M. Jalal Talabani, qui a dirigé la Liste unifiée du Kurdistan (LUK) aux élections nationales du 30 janvier dernier. Dans l'attente des résultats du scrutin, il assure que les tractations avec les responsables chiites sont positives, affirmant que ces derniers souhaiteraient obtenir le poste de Premier ministre. Les Kurdes estiment pouvoir former, à l'issue du scrutin, le deuxième bloc parlementaire, derrière la coalition chiite soutenue par Al-Sistani.
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1 Février 2005
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IRAK - ELECTIONS - DECOMPTE DES VOIX
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Toutes les urnes et les sacs contenant les bulletins de vote sont arrivés dans une grande salle située dans la "zone verte" de Bagdad. Deux cents employés procèdent désormais à une comptabilisation minutieuse devant des observateurs chargés de vérifier le bon déroulement des opérations. Alors que les rumeurs et les spéculations sur le succès ou l'échec de telle ou telle liste vont bon train, le président par intérim sortant Ghazi al-Yawar a déjà proposé une répartition des postes pour le prochain gouvernement irakien: un président sunnite, deux vice-présidents dont un kurde et un chiite, un premier ministre chiite et un président kurde pour l'Assemblée transitoire. Il semble que satisfaire chacune des communautés sera une tâche ardue pour les négociateurs.
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30 Janvier 2005
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IRAK - PARTICIPATION AUX ELECTIONS
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Les premières élections multipartites en Irak depuis 1953 ont connu une participation massive, malgré les violences. "C'est une victoire pour les Irakiens…", s'est réjoui Taher Naqib, porte-parole du premier ministre intérimaire Iyad Allaoui. Cette journée, qualifiée d'"historique" a pourtant fait des victimes. Un bilan provisoire fait état de 30 civils et 6 policiers tués et 96 autres personnes blessées. Selon les premières évaluations de la Commission électorale irakienne, plus de la moitié des 12 à 14 millions d'électeurs a pris part au scrutin. L'enregistrement des électeurs a été réalisé sur la base des cartes de rationnement utilisées à l'époque des sanctions contre le régime de Saddam Hussein. Le taux de participation au scrutin se situerait entre 60 et 75 % des inscrits, toujours selon des estimations. Mais il est à noter que, du nord au sud, cette participation a été très contrastée. En effet, la communauté chiite, majoritaire, a répondu présente à l'appel de ses chefs spirituels et politiques, tous comme les Kurdes qui se sont pressés eux aussi devant les bureaux de vote. Quant aux Sunnites, il semblerait qu'ils aient largement boycotté le scrutin, leur principale formation politique, le Parti islamique irakien, s'étant retiré de la course. De même, il est probable qu'une soixantaine de bureaux de vote n'aient pas ouvert leurs portes, du fait de l'agitation régnant dans certaines régions. Il faudra attendre quelques jours avant de connaître l'annonce définitive du taux de participation et les résultats de ces élections générales. La rédaction d'une Constitution devrait constituer la prochaine étape de ce processus politique.
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26 Janvier 2005
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IRAK - ELECTIONS - VIOLENCES
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A 4 jours des élections en Irak, les violences ont encore fait une trentaine de victimes irakiennes. Les attaques contre les centres de vote se sont multipliées. Parallèlement, le groupe d'Abu Mussab al-Zarqawi, qui a revendiqué plusieurs attentats à la voiture piégée dans le pays, a renouvelé ses menaces dans un communiqué - non authentifié - diffusé sur Internet, demandant aux Irakiens de ne pas s'approcher des bureaux de vote.
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17 Janvier 2005
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IRAK - VIOLENCES - ELECTIONS
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Qutre-vingt personnes ont trouvé la mort en Irak, à la suite d'attentats et d'attaques diverses. Parmi elles, Alaa Hamid Nasseh, membre du parti du premier ministre intérimaire, M. Allaoui, et candidat aux élections du 30 janvier. Du fait de ces violences, la consultation du 30 janvier ne pourrait peut-être pas avoir lieu dans certaines provinces irakiennes, avait reconnu M.Iyad Allaoui, la semaine dernière. Le vice-premier ministre irakien, Bassam Saleh, considère que même si les élections seront "imparfaites", il est toujours préférable d'avoir un gouvernement élu qu'un gouvernement nommé".
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13 Janvier 2005
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FRANCE - IRAK - VISITE OFFICIELLE DU PRESIDENT INTERIMAIRE IRAKIEN
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Le président intérimaire irakien, M.Ghazi Al-Yaouar, en visite officielle de 2 jours à Paris, a été reçu par son homologue français, M. Jacques Chirac. Les discussions ont porté, notamment, sur les prochaines élections en Irak. Encore récemment, le président irakien était favorable à un report du scrutin, du fait de l'insécurité régnant en Irak et de la faible participation électorale supposée de la communauté sunnite dont il fait partie. Depuis, il s'en est remis aux nations unies et a affirmé, depuis Paris, que les prochaines élections générales en Irak devaient "avoir lieu à la date fixée" et a appelé "tous les Irakiens" à "accomplir leur devoir" électoral. Jacques Chirac a apporté son soutien au "processus de transition" politique en cours, souhaitant que "l'étape capitale" des élections du 30 janvier en Irak puisse être franchie "avec succès". Notons qu'à l'approche des élections, l'Irak est en proie à une violence extrême, faisant chaque jour de nombreuses victimes. La disparition de la journaliste française, Florence Aubenas, a également été évoquée par M. Al-Yaouar, qui a assuré que le gouvernement irakien est en train de faire "tout ce qui est en son pouvoir pour obtenir la libération de la journaliste française et de son accompagnateur irakien."
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