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Premier Rendez-vous scientifique de l’Institut du monde arabe - Samedi 26 novembre 2005


Santé et pharmacie dans le monde arabe


L’Institut du monde arabe a inauguré, ce samedi 26 novembre 2005, un cycle de " Rendez-vous scientifiques ", avec la tenue d’un symposium, consacré aux thèmes de la " Santé " et de la " Pharmacie, dans le monde arabe ", auquel ont notamment pris part des chercheurs et des spécialistes de neuf pays arabes. On pouvait noter, à cet égard, la particulière importance de la délégation des pays du Golfe.

Ce colloque a permis de dresser un panorama de la situation sanitaire du monde arabe qui tend à se transformer assez radicalement au cours des dernières années. Ainsi, aux maladies infectieuses classiques des pays sous-développés qui affectaient jusque-là cette partie du monde (12,5 millions de cas de malaria, par exemple), tendent à se substituer, à présent, les maladies chroniques des pays développés : diabète, maladies cardio-vasculaires et cancer.

Avec un million de nouveau cas tous les trois ans, la progression des cancers dans le monde arabe connaît une augmentation considérable, en raison principalement du tabagisme et de l’occidentalisation des modes de vie et de l’obésité. La méconnaissance qu’a la population de cette maladie est très souvent la cause d’un retard de diagnostic. On déplore aussi 650 000 cas nouveaux de SIDA par dans le monde arabe.

Ces pays connaissent en outre des spécificités sanitaires fortes. Les maladies liées à la consanguinité affectent ainsi la plupart des pays arabes (25% des mariages, au Maghreb, se font entre cousins germains et jusqu’à 50% dans les pays du Golfe). L’Egypte est gravement touchée par l’hépatite C qui affecte 30% des adultes (1% en France) en raison notamment du nombre des individus traités, par voie intraveineuse, contre la bilharziose.

La demande thérapeutique est en constante augmentation, compte tenu du croît démographique et de l’accroissement de la fréquence des maladies et de celui des patients traités. La consommation de médicaments est couverte à 40% par la production locale.

Les chercheurs ont, dans leur ensemble, souligné les problèmes d’accessibilité aux traitements, liés aux coûts élevés des médicaments. Il ont également regretté l’insuffisance de coopération transversale (entre Etats du monde arabe), la modicité des investissements – les pays arabes consacrent 0,15% de leur PNB à la recherche (1,5% dans les pays développés) – et la frilosité des investisseurs privés.


Séance du matin


Séance de l'après-midi (14h)


Séance de l'après-midi (16h30)




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