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François Heisbourg La fin de l'Occident. L'Amérique, l'Europe et le Moyen-Orient
Les relations internationales en mutation Dans son ouvrage La fin de l'Occident, l'Amérique, l'Europe et le Moyen-Orient, François Heisbourg développe une analyse portant sur l'évolution des relations internationales. Par « fin de l'Occident », il n'évoque pas sa disparition stricto sensu, mais la fin de son unité telle qu'elle se manifestait à l'issue de la seconde guerre mondiale. La fin d'un système international bipolaire, induit par la chute de l'URSS, a suscité l'instauration d'une puissance unique. A la menace soviétique, claire parce qu'étatique, succède une menace terroriste transnationale et opaque. La dislocation du bipolarisme a suscité la redéfinition de la position de l'Europe sur la scène internationale : d'un point de vue stratégique l'Europe n'est plus « pivotale ». Aujourd'hui, l'unité de l'Occident derrière la bannière atlantiste ne constitue plus une certitude, ni a fortiori un absolu, comme en témoigne la crise américano-européenne, dans le cadre de la guerre menée en Irak. La politique internationale des Etats-Unis, comme celle des Etats européens n'est plus déterminée par les questions euro-atlantistes, la chute du communisme a redéfinit la dimension stratégique de l'Europe, qui n'est plus aujourd'hui l'épicentre des crises internationales. Les relations internationales de l'Occident (ou des Occidents) se dessinent sur de nouvelles problématiques, extérieures au continent européen ou nord-américain. Le Moyen-Orient constitue incontestablement, à l'heure actuelle, l'épicentre des crises et des préoccupations internationales : à l'instabilité politique de la région s'ajoute son caractère stratégique. La question environnementale est également devenue structurante du discours diplomatique euro-américain. Le réveil du géant chinois cristallise également l'attention des analyste des relations internationales, notamment en ce qui concerne la rapide augmentation du pouvoir d'achat de la population et l'accroissement notamment de sa consommation d'énergie (sa consommation en hydrocarbure est aujourd'hui supérieure à celle du Japon). Notons que la Chine est apparue comme un interlocuteur de premier rang dans la crise du Darfour. L'Occident n'est plus à l'unisson. La crise irakienne, la politique américaine au Moyen-Orient, l'hostilité des Etats-Unis à la construction européenne, la question environnementale, sont autant de symptômes d'une véritable crise euro atlantique. Le décalage euro-américain est également flagrant du point de vue de l'idéologie. Au-delà de l'idéal démocratique commun, les divergences sont nombreuses ; ainsi, et par exemple, la théorie des deux glaives qui structure les rapports Eglise/Etat, en Europe, n'a pas d'équivalent aux Etats-Unis.
Perspectives Les relations transatlantiques vont être marquées par la montée en puissance de
Le temps des alliances est révolu, l'OTAN est devenu selon François Heisbourg, un partenariat à la carte ; et l'Europe, en raison de la crise politique qu'elle traverse, n'est plus en mesure de maximiser son influence sur la scène internationale.
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