La voix de Manama


avec l'Ensemble Muhammad bin Fâris pour les arts et traditions populaires

En partenariat avec le Ministère de la Culture du Bahreïn

Goûté lors des samra, les veillées conviviales privées, ou lors des fêtes de mariage ouvertes à un plus grand nombre, le sawt, « voix » en arabe, style vocal citadin et art musical par excellence des pays du Golfe dès les premiers siècles de l’islam, se nourrit du riche répertoire de la poésie classique et dialectale de la péninsule Arabique et des différentes cultures qui s’y sont brassées. L’ensemble pour les arts et traditions populaires de Bahreïn est en fait un hommage à Muhammad bin Fâris (1895-1947), le mythique rénovateur du genre, qui, dans le contexte des grands bouleversements des traditions musicales du Golfe durant les années 1930, a fondé la première école de sawt au Bahreïn et diffusé son art à travers des émissions de la toute première radio installée par l’occupant britannique.

La samra suit un développement esthétique dont aucun interprète ne s’écarte. La soirée débute toujours par un ‘istimâ’ (écoute méditative), suivi d’un sawt dit « arabe » auquel succède une série de différents genres. Le rituel s’achève régulièrement par la mélodie khatm (final) où se côtoient poésie légère, voire comique, et invocations mêlées de conseils. Le chanteur s’accompagne au oud ; l’orchestre joue du mirwâs, petit tambour cylindrique à deux peaux, du violon, du qanun et de la frappe des mains, keffafa. L’ensemble est parfois animé par la danse zaffân, exécutée généralement par deux zaffânîn ; ce sera le cas lors de ce concert. L'ensemble sera mené par Aref Al Bucheery, réputé pour la délicatesse de son sawt tant dans son Bahreïn natal que dans d’autres pays arabes.

 

 

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